Voici les relevés de dépollution effectués durant mon Projet de Fin d'Etudes sur un appareil homologué SAGEM OPTIMA 5040.

1) Remarques préliminaires :1) Comme vous pourez le constater ces relevés ont été effectués dans un centre de Controle Technique Automobile. Cela traduit les difficultés matérielles rencontrées durant ce projet : il m'a fallu en effet déplacer ( avec mes propres moyens ) le banc d'essai pour effectuer ces mesures ( durant un week-end ). Malgré ce qu'on pourait penser, une école d'ingénieur n'est pas forcément bien équipée !
2) Ces mesures ne sont pas celles qui ont été exploitées dans le rapport. En effet, quelques semaine après, nous avons réussi à obtenir un analyseur 4 gaz à l'ENSAIS. Ceci explique les différences de chiffres que vous aurez peut être constaté. Sur ces relevés, la puissance n'a pas pu etre mesurée précisément. Je disposais simplement d'une charge résistive électrique variable de 0 à 1500 W ainsi que d'un fréquence-mètre pour mesurer la vitesse de rotation. La dénomination "Pleine puissance" correspond donc a 1500 W et non pas 4000 ( puissance nominale du groupe ).
3) Ces mesures datent de Juin 2001...plus de 3 ans se sont écoulés et strictement aucune proposition de R&D sérieuse ne m'a été proposée ! Lorsque j'ai contacté l'ADEME je n'ai eu aucune réponse constructive ! Un ingénieur du BE de Renault a simplement été méprisant avec le système et moi même, à la limite des insultes.
4) Pour chaque relevé, je ferais de brefs commentaires, les votres sont les bienvenus dans les réactions ci-dessous.
5) La taille de chaque
fichier est assez conséquente ( 200 Ko ) pour conserver une lisibité maximale. Nous nous excusons auprés des connections bas débit...
6) Il est regretable de n'avoir pas les chiffres de dépollution en configuration 100% origine. Ceci n'a pu etre réalisé pour des raisons matérielles.
7) Ces relevés sont donc plus qualitatifs que quantitatifs. D'une manière générale des analyses massiques ramenées à l'énergie produite seraient bien plus intéréssantes....Mais cela nécessite les moyens industriels bien plus importants que je n'avais ( et n'ai ) pas...
8) D'un point de vue purement scientifique il faut absolument avoir à l'esprit les 3 points suivants lors de la lecture de ces relevés :
a) Une grandes partie de la dépolution vient sans doute de la gazéification presque parfaite du mélange. Juste avant la combustion, nous ne sommes plus en présence d'un brouillard mais d'un gaz. Néanmoins les essais sans tige tendent à prouver qu'autre chose se passe : la tige favorise le réchauffage des gaz donc contribue à une meilleure gazéification.
b) La solution du bulleur utilisée à l'époque n'est pas la plus judicieuse car ce ne sont que les parties les plus volatiles de l'essence qui s'évaporent et donc qui brûlent. Qui dit parties plus volatiles dit forcément meilleure combustion et dépollution. De plus on appauvrit ainsi l'essence ( jusqu'à diminuer son PCI par 2 ).
c) Suivant la technologie interne de l'analyseur il est possible ( mais pas certain ) que les résultats affichés soit éronés par :
- le fait qu'on ne brule plus de l'essence
- la présence d'un exces de vapeur d'eau dans les gaz d'échappement.
Je pense que ce dernier point remarque est surtout valable pour le bilan carbone.
Malgré ces 3 points, les résultats sont tout de même assez extraordinaires notamment au niveau de l'effet de l'eau sur la dépollution ( on arrive a 000 ppm ) et les gaz d'échappement sont plus propres que l'air du garage sur ce polluant.
2) Les relevésPour chaque mesure, un scan du relevé de l'appareil de dépollution a été fait, il se présentent tous sous cette forme :

Christophe Martz ( ingénieur mécanicien ENSAIS et webmaster du site www.econologie.com )
Voir les commentaires - Ajouter un commentaire