Commençons par parler de l'aspect extérieur de l'auto et de son usage au quotidien et regardons comment se comporte la Lexus GS 450h sur la route.
Extérieurement, peu de choses permettent d'identifier au premier coup d'oeil cette GS très particulière. Ce sont essentiellement les jantes au dessin spécifique qui trahiront son identité. Si vous hésitez encore, soulevez le convercle de la malle arrière. Avec une profondeur ridicule de 59 cm à peine, le volume du coffre déçoit. La faute aux batteries logées entre le dossier de la banquette arrière et la soute à bagages. Oute le fait que ce choix interdit un basculement des dossiers (ou encore l'existence d'une trappe à ski), il réduit le volume par rapport à une GS classique de 430 dm3 à 280 dm3. pour parade, Lexus offre un jeu de cinq bagages Samsonite conçus pour mieux exploiter cet espace : maigre consolation.
A bord, outre le compteur de puissance gradué jusqu'à 250 kW, la pédale mécanique de frein à main surprend par son archaïsme dans cet univers de haute technologie faisant la part belle à l'électricité.
SUR LA ROUTESur route, la GS 450h n'éprouve aucune difficulté à faire étalage de tous ses talents. Le sujet d'émerveillement principal consiste dans la mise au point parfaite du système, la maîtrise de l'hybride par Toyota et l'exécution remarquable du produit. Autre point fort du véhicule : son silence de fonctionnement et surtout sa grande douceur. pour autant que vous respectiez son mode d'emploi (une conduite coulée et un pied droit caressant la pédale de gaz), le bonheur est total. En revanche, l'amateur d'une conduite "pied au plancher" sera rapidemment fatigué du glissement permanent de la boîte CVT. Celui-ci déplorera encore un certain manque d'agilité de la GS 450h sur un parcours sinueux.
Il reste à parler gros sous : vendue 70 500 €, la GS 450h Pack Président ne réclame qu'un débours supplémentaires de 1 000 € par rapport à la GS 430 dans la même finition. Un miracle, ou plutôt un bel effort financier de la part de Lexus lorsqu'on apprend, de la bouche même du constrcteur, qu'un voiture hybride revient 20% plus cher à produire qu'un voiture à mode de propulsion classique (ce qui nous montre également l'enorme marge d'un constructeur automobile sur la vente de ses modèles) !
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