Dépassant à peine les 21 000 euros, l’i30 CW a-t-il d’autres arguments à mettre en avant que son prix ? Testé ici dans une finition intermédiaire, le break compact de chez Hyundai y répond avec sérénité.
Design
Sobriété, simplicité, efficacité : c’est un peu le leitmotiv de ce Hyundai i30 CW. Et il s’applique à l’arrière, tout d’abord. Là où certains préfèrent pencher leur hayon pour insuffler un zeste de dynamisme à la ligne générale de leur break, le Sud-Coréen a privilégié la contenance de la malle. La large vitre du coffre est ainsi presque verticale. Et la découpe carrée de cette cinquième porte laisse entrevoir une ouverture généreuse et donc pratique. Pour le reste, pas de chichi. Une baguette chromée vient souligner l’imposant pare-chocs tandis que les feux font massif, remontant quasiment jusqu’aux barres de toit.
Le profil joue plus dans la légèreté. L’inclinaison du pare-brise et les deux arrêtes sculptées, l’une sous les surfaces vitrées, l’autre en bas des portières, y sont pour beaucoup. Le rappel des clignotants incrusté dans les rétroviseurs donnent une touche de sérieux.
A l’avant, on ose davantage. La fine ouverture opérée dans la calandre se pare de chrome et tranche par rapport à la grosse entrée d’air juste en dessous. Les boucliers, arrondis mais pas très proéminents, accueillent deux antibrouillards carrés. De trois-quarts, la vue est plus subjective. Les nervures du capot se détachent nettement, tout comme les feux qui s’affinent en mordant sur les ailes.
Equipement
En premier, on trouve le Pack Clim. Au-dessus, c’est le Pack Luxe. Entre-les deux, la finition de « notre » Hyundai d’essai : le Pack Confort. Et compte-tenu du prix de vente, 21 250 euros une fois les 200 euros de bonus écologique déduits, la dotation de série a plutôt bonne mine. Volant réglable en hauteur et en profondeur, jantes alu de 16 pouces, vitres teintées, banquette arrière rabattable 60/40,
ABS avec répartiteur de freinage, radio CD compatible MP3 avec 6 HP, rétroviseurs électriques, dégivrants et rabattables, entre autres, font partie du basique.
Plus important, on peut également compter sur des airbags frontaux, latéraux et rideaux avant et arrière, des vitres électriques séquentielles avec une sécurité anti-pincement, des détecteurs de pluie, l’allumage automatique des feux, une climatisation automatique, des prises auxiliaire et USB, une boîte à gants réfrigérée et, cerise sur le gâteau, les radars de recul.
Plutôt pas mal, mais aucune trace de contrôle électronique de stabilité, même en option. Quant au régulateur de vitesse, il reste disponibles uniquement au niveau d’équipement supérieur. Autres bémols : le rétroviseur intérieur n’est pas électrochrome et seul le siège conducteur est réglable manuellement en hauteur.
Vie à bord
Sérieuse à l’extérieur, ce break i30 ne l’est pas moins à l’intérieur. On trouve quelques inserts imitant l’aluminium brossé mais rien y fait : le noir domine. Pour preuve, le chrome est seulement utilisé… sur les poignées de porte. Mais cette ambiance n’est pas qu’apparence. Certes les plastiques sont durs pour la plupart, mais ils sont bien assemblés et ne font pas bas de gamme. Les sièges, qui apparaissent sommaires, se révèlent assez confortables et assurent un bon maintien. Le conducteur bénéficie même d’un réglage des lombaires. L’ergonomie est également réussie. Les commandes sont placées en hauteur et la petite panoplie de boutons est de bonne taille. De plus, la console centrale abrite trois coffrets de rangement fermés. Celui au sommet de la planche de bord a le bon goût d’être tapissé d’un revêtement anti-dérapant. Au milieu, portefeuille et téléphone portable peuvent cohabiter. Le petit tiroir du bas restant, quant à lui, pratique pour loger pièces de monnaie et jetons de Caddies.
Et les rangements ne se limitent pas à cela. Si la boîte à gants est moyenne, les portières sont suffisamment creusées et une paire de lunettes se case dans le plafonnier. Deux bouteilles d’un demi-litre peuvent être maintenues entre les assises. Là, un bloc à deux étages cache prises USB, iPod et auxiliaire. Dommage que le couvercle ne coulisse pas pour venir soutenir le bras droit lors des longs trajets.
A l’arrière, la petite famille n’a pas été oubliée. Banquette et dossier se montrent toutefois plus ferme. L’espace offert est de premier ordre, aux genoux comme à la tête. En largeur, celui du milieu sera tout de même serré, d’autant que le tunnel aux pieds est gênant. A ces places également, les blocs dans les portières peuvent accueillir pas mal d’objets et deux sodas logent dans l’accoudoir central déployé.
Pour ce qui est du coffre, on note tout de suite que l’élève n’est pas le meilleur de sa classe. Variant de 390 à 1 250 dm3, il est loin des 534 et 1 664 dm3 de la Kia Cee’d SW. La hauteur sous le cache-bagages de l’i30 ne dépasse pas 42 centimètres. Large de 104 centimètres, il peut offrir jusqu’à 1,75 mètre en longueur banquette rabattue. Il est toutefois bien conçu avec ses formes régulières, sa généreuse ouverture, ses nombreux crochets d’arrimage et sa hauteur de chargement limitée à 63 centimètres. De plus, un espace compartimenté est caché sous le tapis.
Comportement
Le bourdonnement bien typé diesel ne dure que le temps du démarrage. Une fois à température, le quatre cylindres turbocompressé se fait discret dans ses sonorités. Et c’est tant mieux car le reste des perturbations sonores reste convenablement atténué. Deuxième bonne surprise : le moteur. Affichant pourtant une puissance contenue de 115 chevaux, il se montre assez vif et assure des accélérations appréciables sur les premiers rapports mais un tantinet pataud en cinquième. A l’usage, il suffit en fait de le maintenir autour des 1 800-2 000 tours car, en dessous de ce régime, vous resterez littéralement scotché sur place.
Côté amortissement, le bon dosage entre souplesse et fermeté a été trouvé. Et la prise de roulis est bien maîtrisée. Seuls les revêtements vraiment dégradés se font plus durement ressentir. Les longs trajets ne sont ainsi pas un soucis d’autant que la consommation se stabilise à 5,4 litres sur des parcours extra-urbains. Mené sur un tempo plus élevé, l’i30 CW déçoit. L’assistance de sa direction est trop surmultipliée et, surtout, son freinage ne rassure pas. Comme les pneus Hankook d’ailleurs qui cirent à souhait sitôt que l’on démarre pied au plancher. Sur routes humides, les pertes de motricité se ressentent même sur le deuxième rapport.
Maniable, doté d’une direction extrêmement légère et d’un embrayage tout aussi doux, le break Hyundai se montre à son aise en ville. Il y consomme moins de 8 litres. Les phases à l’arrêt seront moins agréables, la faute à un ralenti qui semble régler trop bas et qui fait remonter pas mal de vibrations.
Conclusion
Bien pensé, plutôt bien construit même si le mobilier est composé de pas mal de plastiques durs, le Hyundai i30 CW se montre agréable à vivre. Et s’il est en retrait sur la capacité de son coffre, son turbo diesel de 115 chevaux en fait un break plaisant à conduire. En toute tranquillité cependant, comme l’inspire sa ligne, car son freinage manque de mordant et ses pneus ne sont pas des plus accrocheurs. On en oublierait presque le prix, très compétitif. Essai et photos réalisés par Emmanuel Brun
Les plus
- Habitabilité - Prix - Moteur agréable…
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Les moins
- Freinage - Pas mal de plastiques durs - … mais creux dans les bas régimes
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Fiche technique :
Prix de base : 21 250 euros (dont 200 euros de bonus écologique)
Prix du modèle essayé : 21 700 euros
Option du véhicule :Peinture métallisée : 450 euros
Puissance fiscale : 6 cv
Poids : 1 418 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 12,3
Dimensions (L x l x h) : 4,475 m x 1,775 m x 1,57 m
Moteur : Type : 4 cylindres 16 soupapes turbo diesel common rail
Cylindrée : 1 582 cm3
Puissance maxi : 115 ch à 4 000 tr/min
Couple maxi : 255 Nm à 1 900 tr/min
Emission de C02 : 128 gr/ km
Transmission : avant
Boîte de vitesses : manuelle à 5 rapports
Roues : Freins : disques ventilés à l’avant et disques à l’arrière
Pneus : Hankook Optimo 205/55/16
Performances : Vitesse maxi : 188 km/h
0 à 100 km/h : 11,6 s
Consommation :Sur routes nationales : 5,4 l/100 km
En ville : 7,8 l/100 km
Capacité du réservoir : 53 litres
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