Cousine de l’Opel Agila, la tout aussi récente Splash est dans nos villes. Objectif de Suzuki : écouler 3 600 unités de son minispace avant la fin de l’année. Nous avons essayé l’entrée de gamme.
Design
Le Suzuki Wagon R n’est plus, vive la Suzuki Splash. Oubliez ainsi les qualificatifs peu flatteurs de « minicube » ou de « boîte à chaussures » et habituez-vous désormais à un descriptif plus avenant concernant le nouveau petit
monospace japonais. La Splash ne s’est, en effet, pas contentée de reprendre la plate-forme de la Swift, sa sœur citadine. Elle s’est aussi inspirée de son look séduisant. Forte d’une bouille sympathique, cette cinq portes arbore deux gros phares. Son court capot légèrement nervuré plonge presque dans le prolongement des montants du pare-brise assez incliné. A l’extrémité, la calandre, suffisamment structurée, s’intègre bien, bénéficiant du large pare-chocs tout en rondeur et de même couleur que la carrosserie.
De profil, les porte-à-faux avant et arrière très courts donnent un côté ramassé et compact au véhicule. La surface des parties vitrées qui se rétrécit vers l’arrière insuffle du dynamisme à la ligne générale. Une impression accentuée par la hauteur de toit légèrement moins importante au niveau du coffre qu’au centre du pavillon.
La partie arrière de la Splash apparaît plus simple et carrée, même si l’on ne boude pas, de trois quarts, les ailes renflées. Enfin, les gros feux verticaux et anguleux soulignent l’aplomb de la vitre du hayon.
Equipement
Dépassant à peine les 9 000 euros en version de base grâce au bonus écologique de 700 euros, cette Suzuki Splash d’entrée de gamme présente déjà l’avantage d’être vendue à un tarif plutôt serré. Mais minispace proposé à un miniprix ne veut pas forcément dire miniéquipement. Un autre atout de cette Japonaise repose en effet sur sa dotation. Aide au freinage d’urgence, quatre airbags à l’avant, autoradio 4 HP compatible MP3 avec lecteur de CD et commandes au volant, direction assistée, vitres électriques à l’avant et teintées, condamnation centralisée, positionnement électrique de l’assiette des phares, sièges conducteur et passager réglables en hauteur et volant recouvert de cuir, notamment, sont livrés de série. Et difficile, vue le prix, de reprocher au constructeur nippon d’avoir placé, pour ce modèle, la climatisation, voire l’ESP, sur la liste des options. D’autant plus que la garantie s’étend sur trois années ou 100 000 kilomètres.
Vie à bord
Les nombreux plastiques durs gâcheraient presque la fête. Un sentiment heureusement contrebalancé par la pointe d’originalité dispensée sur la planche de bord. Le gros et unique compteur implanté face au conducteur et la console centrale cerclée d’une bande de plastique laquée noir constituent en effet une bonne surprise. Pour sa part, le rappel de la couleur de carrosserie sur le tissu des assises égaye l’intérieur plutôt sobre.
Tout bon minispace digne de ce nom ne peut pas se contenter d’offrir à ses occupants une hauteur de toit généreuse. Il se doit de proposer diverses solutions en terme de modularité et d’espaces de rangement. Loin d’être exemplaire sur la flexibilité de son habitacle, la banquette, qui ne coulisse pas, se rabat seulement d’un seul tenant pour offrir un plancher plat, la Splash se rattrape côté rangements. A l’avant, bouteilles d’eau et portefeuilles se glissent dans les portières. Téléphones portables, baladeurs musicaux, menus jouets des enfants peuvent, pour leur part, être stockés dans un bloc fermé au-dessus de la console centrale ou entre les deux sièges. Le « copilote » range journaux et cartes routières dans un large creux ouvert face à lui et plusieurs CD peuvent être casés à l’abri des regards dans la boîte à gants. Moins de choix à l’arrière où un bloc carré assez profond peut maintenir une grande bouteille ou divers petits objets. Bon point à noter : la banquette est surélevée, permettant ainsi de mieux profiter de la route. Devant, la position de conduite haute est un avantage. Une aisance confortée par la position légèrement en hauteur du levier de vitesses qui tombe ainsi parfaitement dans la main.
Pour le coffre, c’est un peu la soupe à la grimace. L’ouverture carrée du hayon permet d’envisager un chargement assez conséquent. Las, seuls 162 dm3 sont disponibles en situation cinq places. De plus, cette Suzuki d’entrée de gamme ne bénéficie pas du vaste compartiment de rangement sous le plancher proposé dès la finition supérieure.
Comportement
65 chevaux, une cylindrée de 996 cm3 et un couple de 90 Nm atteint à 4 800 tours… S’il ne faut pas attendre de miracle du petit trois cylindres essence construit par Suzuki, ses capacités s’avèrent tout de même suffisantes pour les parcours en ville, son milieu de prédilection après tout. Les 3,71 mètres de long de la Splash tout comme la position haute de conduite y sont d’indéniables atouts. L’excellent rayon de braquage de 4,7 mètres et la légèreté de la direction assistée électriquement facilitent également au mieux les trajets dans le flot urbain. Une agilité qui permet d’opérer toute manœuvre sans angoisse.
Un portrait moins idyllique sitôt gagnés routes nationales et grands espaces. Le moteur manque de souffle et, en plus, se fait copieusement entendre dans l’habitacle. Car pour suivre un rythme de croisière un tantinet soutenu, il ne faut pas hésiter à maintenir haut perché le régime. Jouer du levier de vitesses est indispensable pour relancer les 975 kilos de la japonaise. Il ne faut cependant pas faire preuve d’un enthousiasme débordant sur les portions plus tourmentées, le train avant sous-virant amplement. Dommage, enfin, que les suspensions sèches se fassent durement ressentir.
Conclusion
Agréable en ville, cette Splash d’entrée de gamme est moins à son aise sur les longs parcours, imposant notamment aux passagers sa fermeté et son moteur limité. Quant à la modularité, qui n’a rien de révolutionnaire pour un minispace, elle peut être compensée par le prix de vente contenu.Essai et photos réalisés par Emmanuel Brun
Les plus
- Rapport prix-équipement - Position de conduite en hauteur - Sensation d’espace pour les passagers - Look
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Les moins
- Modularité limitée - Pas mal de plastiques bas de gamme - Petite taille du coffre - Moteur juste en dehors des villes et bruyant
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Fiche technique :
Prix de base : 9 190 euros (dont 700 euros de bonus écologique)
Prix du modèle essayé : 10 420 euros
Options du véhicule :Peinture métallisée : 340 euros
Air conditionné : 890 euros
Puissance fiscale : 4 cv
Poids : 975 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 15
Moteur : Type : 3 cylindres 12 soupapes avec injection multipoint
Position : avant en ligne
Cylindrée : 996 cm3
Puissance maxi : 65 ch à 6 000 tr/min
Couple maxi : 90 Nm à 4 800 tr/min
Transmission : avant
Boîte de vitesses : manuelle à 5 rapports
Roues : Freins : disques à l’avant et tambours à l’arrière
Pneus : Continental Contact Premium2 185/60/15
Performances : Vitesse maxi : 160 km/h
0 à 100 km/h : 14,7 s
Consommation :Mixte : 5,3 l/100 km
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