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ESSAI: Volvo C70 2.0D Powershift Summum 2008


 Publié le 29/08/2008 par Emmanuel Brun - Lu 2677 fois
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Volvo dote son C70 de la nouvelle boîte automatique Powershift à double embrayage. Le coupé-cabriolet suédois, emmené par le 2 litres diesel de 136 chevaux, gagne encore en agrément de conduite. En route, cheveux au vent. 
Essai Volvo C70
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Vingt-cinq secondes sont nécessaires pour décapoter électriquement le toit rigide en acier qui se fractionne en trois parties. Un bouton, implanté entre les deux sièges avant, suffit à la manœuvre.
Essai Volvo C70

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Ambiance cossue à bord. Pommeau de levier vitesses, frein à main et volant sont drapés de cuir. Du cuir qui habille les sièges, très confortables, jusqu’à l’intérieur des portières. Enfin, la fine console centrale apporte sa touche d’originalité. Via un interrupteur et une poignée, l’accès aux deux places arrière est facilité par l’avancement électrique des sièges avant dont le dossier s’incline.
Essai Volvo C70

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Un système de protection en cas de retournement (ROPS), composé d’arceaux de sécurité qui se déploient derrière les passagers arrière, équipe le cabriolet suédois. Les quatre places offrent suffisamment d’espace. En revanche, ça coince au niveau du coffre en version décapotée : petits bagages obligatoires.

Design


Impossible de se tromper avec des gènes maison tant affichés. Face empruntée à la S40, profil rappelant la S60, hanches larges : le C70 appartient à la famille Volvo. Une nouvelle fois le constructeur suédois n’a pas voulu sacrifier l’élégance sur l’autel d’une quelconque sportivité trop provocante. Découle de cela un dessin réussi, très équilibré. Dynamique et assez compact en version « capotée », le coupé-cabriolet se montre plus raffiné une fois son toit rigide escamoté. Dans cette dernière situation, le gros coffre qui dénote tant sur des cabriolets de tailles plus modestes s’avère dans le cas du Suédois élancé et réussi. La partie arrière apparaît ainsi longue, comme pour asseoir d’entrée un certain standing.

En la regardant de trois-quarts, à l’arrière comme à l’avant, le design est encore mieux mis en évidence. Arrêtes et galbes se dévoilent franchement. Immanquablement, les yeux sont ainsi attirés vers cette poupe sculptée et ces formes de feux travaillées. A l’autre extrémité, la calandre avance juste ce qu’il faut par rapport aux gros phares qui laissent largement voir leurs projecteurs bi-xénon.

Dernière réussite esthétique, le toit rigide laisse un peu de suspense quand à la véritable identité de cette voiture. Pourtant pliable en trois parties, il cache au mieux ses lignes de cassure, ce qui permet un temps de croire que l’on a affaire à un « simple » coupé. L’effet provoqué par la cinématique du toit est d’autant plus surprenant.


Equipement


Si ce cabriolet a tout ce qu’il faut là où il faut au niveau du physique, qu’en est-il au niveau des équipements ? Volvo, comme d’habitude, ne manque pas d’arguments côté sécurité active et passive. Le constructeur propose notamment dans cette finition Summum correcteur électronique de trajectoire, répartiteur et assistance au freinage d’urgence, systèmes de protection contre le coup du lapin et en cas de retournement ou encore une colonne de direction rétractable en cas de choc et des airbags rideaux montés dans les portes.

N’oublions pas également le verrouillage automatique des portes dès 7 km/h tandis que le Blis (proposé en option) permet d’être averti qu’un véhicule se trouve dans l’angle mort.

Une panoplie enrichie, entre autres, d’une climatisation automatique bi-zone avec contrôle de la qualité de l’air, d’un régulateur de vitesse, d’un détecteur de pluie, de magnifiques sièges, chauffants et électriques à l’avant, en cuir couleur crème (encore amélioré par l’option luxury facturée 950 euros), d’un radar de recul, de rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement avec éclairage d’approche…

Au vu du tarif de vente et de la catégorie premium revendiquée par le C70, quelques manques peuvent être pointés. On ne trouve ainsi pas de limiteur de vitesse ni de détecteur de luminosité pour l’allumage automatique des phares. Enfin, interface musicale avec prise USB et Ipod ou encore connexion Bluetooth sont seulement disponibles en option ou sur le niveau de finition supérieur.


Vie à bord


Pas de surprise. Une ambiance cosy est au rendez-vous dans cette Volvo. Très beau cuir crème, sièges à la fois fermes et moelleux, électriques et à mémoire, fine console centrale couleur alu brossé, matériaux de qualité assemblés avec soin caractérisent l’habitacle. Aucune fausse note également en ce qui concerne l’ergonomie.

A l’arrière, deux adultes pourront confortablement s’installer dans des assises tout aussi agréables qu’à l’avant. Si l’espace aux jambes ne pose pas de problème, celui aux coudes, notamment côté carrosserie, est un peu plus mesuré. Quant à la garde au toit, rien de gênant pour ceux mesurant moins d’1,85 mètre. Le côté pratique n’y a pas été négligé avec deux porte-gobelets au centre et, de chaque côté, un astucieux et discret bloc fermé implanté dans la carrosserie. Bouteille d’un demi-litre, téléphone portable et lecteur musical peuvent y trouver leur place.

Rouler cheveux au vent au volant de ce C70 est l’histoire d’une simple pression, tout en étant malheureusement obligatoirement à l’arrêt, et de vingt-cinq secondes de patience. Vitres relevées, on sent quelques courants d’air jusque sur les bras à l’avant, mais rien de dramatique. Derrière, c’est en revanche moins calme avec des mouvements d’air beaucoup plus marqués.

Le plaisir de circuler comme cela à néanmoins une conséquence fâcheuse sur le coffre. Sa capacité de 404 dm3 en coupé se trouve amputée de moitié en cabriolet. De plus, le chargement des quelques bagages n’est pas pratique à cause de la faible ouverture restant disponible. Un interrupteur permet de relever temporairement le toit plié, mais cela reste tout de même mal aisé. A l’usage, difficile d’envisager transporter plus de deux valises de taille moyenne et autant de petits sacs à dos. Un renfoncement a bien été dessiné sur une partie du plancher mais impossible de stocker des objets de plus de 37 centimètres de haut.


Comportement


Toute nouvelle, toute belle. Le Volvo C70, lancé déjà depuis fin 2005, arbore la dernière évolution technique de la marque : une boîte automatique à double embrayage. Une avancée qui, aux dires des ingénieurs suédois, assure une économie de carburant de l’ordre de 8 % par rapport à une boîte auto traditionnelle. Cette technologie permet qu’au moment même où, en première, le moteur est en pleine accélération, la deuxième est déjà pré-engagée. Et lorsque le second rapport est utilisé, le troisième se tient prêt et ainsi de suite. Sur le papier, ce fonctionnement favorise un flux de puissance continu, sans perte de couple. Les changements de rapports sont à la fois extrêmement rapides et très souples, sans que l’accélération s’interrompe. Autant d’évolutions constatées dans les faits. On oublie, en effet, les légers à-coups que l’on pouvait ressentir à chaque passage de vitesse et les montées en régime se font plus rapidement.

Si les rapports s’enclenchent désormais en un instant, n’attendez cependant pas un C70 typé sport. Le 2.0 D, issu d’une coopération entre PSA et Ford, n’a « que » 136 chevaux à opposer aux 1 700 et quelques kilos de la belle. Mais c’est plutôt le manque de rigidité du châssis que le moteur lui-même qui est à récriminer. Disponible même à des régimes assez bas, le bloc fait preuve d’un allant certain au fur et à mesure que la vitesse augmente, tout en se montrant discret à l’oreille. Bon amortissement, insonorisation soignée, tout à bord incite en fait à profiter du paysage, coude sur la fenêtre, jusque la boîte de vitesses, qui ne propose pas de mode sport et passe au rapport supérieur sitôt les 2 200 tours atteints lorsque l’on ne presse pas outre mesure l’accélérateur.


Conclusion


Pas sportif mais proposant un confort hors-pair, le Volvo C70 est une machine à cruiser sous le soleil. Discret et pas trop porté sur le gazole, le bloc de 136 chevaux ne démérite pas pour autant. Le châssis est plus en cause pour son léger manque de rigidité. Fidèle au standing de la marque, le coupé-cabriolet suédois propose à ses quatre passagers un habitacle impeccable.


Essai et photos réalisés par Emmanuel Brun



 

 Les plus


- Confort
- Silence de fonctionnement
- Consommation modeste sur routes…
- Ligne


 Les moins


- Impossible d’ouvrir ou de fermer le toit en roulant même à faible allure
- Coffre pas pratique en version décapotée
… mais assez importante en ville
- Poids





Fiche technique :


Prix de base : 44 450 euros (dont 750 euros de malus écologique)
Prix du modèle essayé : 46 250 euros

Options du véhicule :
Sellerie cuir luxury : 950 euros
BLIS, surveillance vidéo anti-angle mort : 500 euros
Interface musicale double USB et Ipod : 350 euros

Puissance fiscale : 6 cv

Poids : 1 706 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 12,5

Moteur :
Type : 4 cylindres 16 soupapes turbo diesel common rail avec filtre à particules
Position : avant en ligne
Cylindrée : 1 997 cm3
Puissance maxi : 136 ch à 4 000 tr/min
Couple maxi : 320 Nm à 2 000 tr/min

Transmission : avant
Boîte de vitesses : automatique à double embrayage à 6 rapports avec mode séquentiel

Roues :
Freins : disques avant et arrière
Pneus : Pirelli P7 235/45/17

Performances :
Vitesse maxi : 205 km/h
0 à 100 km/h : 11,1 s

Consommation :
Sur routes nationales : 6,6 l/100 km
En ville : 8,7 l/100 km


TOUTES LES PHOTOS DE L'ESSAI :


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