Acheter une familiale ne veut pas forcément dire choisir une Laguna, une C5, une 407 voire une Mondeo. Depuis quelques mois, Mazda propose également sa nouvelle 6 comme sérieuse alternative. Tour du propriétaire.


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L’avant de la Mazda 6 est particulièrement réussi. Lignes tendues et rondeurs donnent un aspect dynamique et moderne à cette familiale. Esthétiquement, la forme originale des rétroviseurs rappelle le dessin des phares en amende.
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De prime abord, l’intérieur de la Mazda 6 présente bien. Pourtant, une fois qu’on y prête attention, ça sonne un peu toc. On note se frotte à de nombreux plastiques durs, de la planche de bord à la console centrale. Le dessin général est, de plus, classique. Bref, pour ce qui concerne l’ambiance intérieur dans le monde concurrentiel des berlines on a déjà vu mieux. Heureusement, les compteurs face au conducteur relèvent le tout.
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Petite touche élégante du profil, les parties vitrées sont soulignées par une fine baguette chromée. Des chromes que l’on retrouve sur la calandre de la Japonaise.
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Design
Le coup de crayon est inspiré. Il faut le reconnaître. Difficile, par exemple, pour une Laguna tout aussi récente de soutenir la comparaison sur cet unique critère esthétique, même si celui-ci reste des plus subjectifs. Largement traité à la sauce japonaise, le design général impressionne d’abord par le côté ramassé et dynamique qu’il donne à cette berline cinq portes pourtant longue de 4,75 mètres. Et puis, cette Mazda 6 c’est aussi une « gueule ». La calandre, soulignée de chromes et tendue comme la corde d’un arc, présente un aspect agressif. Un effet qui n’est pas loin de rappeler les courbes de la RX8, comme en attestent par ailleurs les bas de caisse largement ouverts ou les phares en amende qui viennent s’appuyer sur des ailes très travaillées et rebondies.
L’arrière est tout aussi personnalisé. Le porte-à-faux apparaît court, la courbe du pavillon rejoignant assez tardivement le haut du coffre. L’imposant pare-choc rondouillard fait écho aux beaux feux effilés dont la vitre déborde de la carrosserie. Ne cherchez pas dans tout ça une vulgaire poignée pour ouvrir le hayon. Un discret bouton, intégré au fin bandeau du troisième feu de stop, permet de s’acquitter de cette tâche.
Dommage cependant que l’essuie-glace, posé verticalement sur la vitre arrière, soit aussi visible. A se demander presque s’il n’a pas été rajouté là au dernier moment.
Equipement
Un peu ronflante l’appellation de la finition de notre modèle d’essai. Par « Elegance », il faut en fait y voir l’entrée de gamme de la Mazda 6. Partant de ce postulat, l’équipement proposé n’a rien d’exceptionnel mais s’aligne sur celui proposé par la concurrence, cela pour un prix de vente souvent inférieur. Seule la Mondeo 1.8 TDCI Trend est moins chère de quelques centaines d’euros mais ne propose que 125 chevaux. Par rapport aux Françaises, la Japonaise fait légèrement mieux qu’une 407 2.0 HDI 136 chevaux Confort Pack et coûte 1 500 euros de moins qu’une Laguna 2.0 dCi 130 chevaux Expression.
L’essentiel est donc là, de la climatisation automatique bi-zone au contrôle dynamique de stabilité jusqu’au répartiteur électronique de freinage, le régulateur de vitesse, l’
antipatinage électronique, la radio 6 CD compatible MP3, le détecteur de pluie, les jantes alu 17 pouces… Petit plus qui facilite la vie : le système « Karakuri ». Ce dernier permet de rabattre la banquette arrière facilement et en quelques secondes via deux poignées logées sur les côtés du coffre. Plus besoin ainsi d’aller manipuler soi-même les dossiers ou de tirer sur la banquette, le mécanisme permet d’obtenir un plancher plat sans effort.
Vie à bord
Sérieuse cette Mazda, se dit-on en se calant pour la première fois dans ses sièges plutôt durs. Tout apparaît bien assemblé, on ne se perd pas dans un dédale de boutons de commandes multiples. Et pourtant, sitôt passer la main sur la planche de bord, c’est la déception. Adieu plastiques moussés et inserts couleur alu pimpants, bonjour matériaux qui tirent vers le bas de gamme. Heureusement, face au conducteur, une touche de sportivité est apportée par la petite casquette qui coiffent les quatre « cylindres » où l’on peut lire le niveau de carburant, le régime moteur, la vitesse et la température moteur. En ce qui concerne l’affichage des informations de l’ordinateur de bord, il est également dommage d’avoir à choisir entre l’heure, la consommation moyenne et instantanée. Impossible, en effet, d’avoir au moins deux de ses renseignements en même temps.
En revanche, le couvercle de l’accoudoir central qui coulisse est une bonne astuce. Souvent trop près ou trop loin sur d’autres véhicules, il s’adapte ainsi à la morphologie du conducteur. Toujours à l’avant, les espaces de rangement sont nombreux, comme entre les deux sièges, par exemple, où l’on trouve même une prise auxiliaire et une 12 volts. Les portières peuvent accueillir chacune une bouteille d’un demi-litre et la boîte à gants est de bonne contenance. Concernant ce dernier point, les choses se gâtent à l’arrière. Les passagers, installés sur une banquette plutôt confortable même si elle aurait gagné à être plus large de quelques centimètres, devront se contenter d’une seule pochette accrochée au
dos du siège droit et d’un mini bloc incrusté dans l’accoudoir. Pour la garde au toit, ceux qui mesurent plus d’1,80 mètre seront rapidement gênés.
Enfin, le coffre constitue un des atouts de cette familiale. Largement ouvert grâce au hayon et un seuil de chargement pas très élevé, il offre une contenance appréciable de 510 dm3 qui passe à 1 702 dm3 banquette rabattue. Cerise sur le gâteau, il est recouvert d’un revêtement anti-dérapant.
Moteur/Comportement
C’est suffisamment rare pour être souligné : cette nouvelle Mazda 6 est plus légère que la précédente. Elle n’a pas subit une sévère cure d’amaigrissement certes, mais elle pèse tout de même une trentaine de kilos de moins sur la balance à l’heure où la plupart des véhicules prennent de l’embonpoint évolution après évolution. Un gain qui ne révolutionne cependant pas le comportement de la berline japonaise à l’amortissement un peu sec. Saine, sans surprise et bien accrochée à la route, elle joue son rôle sans bafouiller. En ville, la belle se montre même particulièrement agréable à conduire grâce à la souplesse de son moteur et une direction légère.
Côté bloc moteur, le 4 cylindres turbo diesel, doté d’un filtre à particules et fort de 140 chevaux, s’acquitte correctement de sa tâche. N’attendez cependant pas d’insolentes poussées dans le
dos lorsque vous écraserez l’accélérateur. En contrepartie, il fait preuve d’un appétit tout à fait correct : 5,6 litres de gazole suffisent ainsi hors des cites urbains. Mais frugal ne veut pas dire discret. Autour des 3 000 tours, il n’hésite pas à se faire entendre. Tournant seulement à 1 500 tours à la vitesse de 90 km/h en sixième, le bloc préféra l’utilisation du cinquième rapport sur les routes nationales.
Conclusion
La Mazda 6 a pour elle sa ligne originale. A son désavantage, son habitacle sans grand relief pourra être pointé du doigt. Un moteur avec quelques chevaux de plus n’aurait également rien gâché. Cependant, avec un prix de vente en dessous des 27 000 euros et une consommation modeste, elle reste une familiale attractive aux bonnes qualités routières.
Essai et photos réalisés par Emmanuel Brun Remerciement au Haras national du Pin, plus ancien et plus vaste haras de France, au Pin-au-Haras (Orne). Contact : 02.33.12.16.06 ou haras-national-du-pin.com
Les plus
- Belle ligne - Consommation - Prix
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Les moins
- Beaucoup de plastiques durs - Amortissement assez ferme - Moteur manquant un peu de tonus
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Fiche technique :
Prix de base : 26 400 euros (ni bonus ni malus écologique)
Prix du modèle essayé : 26 860 euros
Option du véhicule : Peinture métallisée : 460 euros
Moteur : Type : 4 cylindres 16 soupapes turbo diesel
Position : avant en ligne
Alimentation : injection directe common rail
Cylindrée : 1 998 cm3
Puissance fiscale : 8 cv
Puissance maxi : 140 ch à 3 500 tr/min
Couple maxi : 330 Nm à 2 000 tr/min
Poids : 1 455 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 10,4
Transmission : avant
Boîte de vitesses : manuelle à 6 rapports
Roues : Freins : disques avant et arrière
Pneus : Bridgestone Potenza 215/50/17
Performances : Vitesse maxi : 201 km/h
0 à 100 km/h : 10,7 s
Consommation : Sur routes nationales : 5,6 l/100 km
En ville : 7,6 l/100 km
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