Zone Membre




ESSAI : Ford Mondeo 2.2 TDCI Titanium X DPF 2008


 Publié le 12/07/2008 par Emmanuel Brun - Lu 5175 fois
  • moins
  • plus
  • Envoyer à un ami
  • Imprimer l'article
  • Rss

Comme si elle en manquait… Un nouveau bloc diesel fort de 175 chevaux et d’un couple de 400 Nm vient donner encore plus d’agrément de conduite à la Ford Mondeo.
Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI

Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI
Grande bouche ouverte quadrillée façon coupe-frites, pare-chocs galbé, long capot, passages de roue légèrement prononcés et phares remarquablement effilés donnent d’emblée du style à cette berline cinq portes.
Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI
Le coffre de la Mondeo, très logeable, en impose par sa taille. Fort de près de 500 dm3, il peut accueillir en largeur entre les deux passages de roue des objets longs d’1,13 mètre. Banquette rabattue, une plage de chargement d’1,88 mètre est disponible. A l’usage, il faudra juste veiller à l’ouverture du hayon dans les parkings souterrains.
Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI

Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI
Le volant multifonctions porte bien son nom dans cette Mondeo. A gauche, « le joystick » sert à moduler tout ce qui concerne le son. Celui de droite, via un menu déroulant sur les écrans couleur, permet de gérer l’ensemble des commandes : climatisation, GPS… Plusieurs autres boutons sont consacrés, quant à eux, au régulateur de vitesse adaptatif. Une sorte de molette derrière le volant permet de fixer la distance entre le véhicule de devant à partir de laquelle l’assistance à la conduite entre en fonctionnement.
Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI

Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI

Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI
L’intérieur de la Ford est traité avec soin. Les inserts en alu brossé sont dispersés un peu partout à l’avant jusqu’à la console centrale entièrement recouverte. En haut de cette dernière, un large écran tactile se révèle être particulièrement pratique. En bas, le réglage des suspensions peut-être ajusté selon le style de conduite : normal, confort ou sport.

Design


Entre embourgeoisement et dynamisme, les designers ont choisi… de ne pas choisir. Tout chromes dehors, la Mondeo affiche une face inspirée, un brin provocante. Grande bouche ouverte quadrillée façon coupe-frites, pare-chocs galbé, long capot, passages de roue légèrement prononcés et phares remarquablement effilés donnent d’emblée du style à cette berline cinq portes.  Sur les côtés, la relative faiblesse des surfaces vitrées par rapport à la hauteur de la ceinture de caisse accentue l’allant général de cette Ford aux dimensions fort généreuses pourtant. Et oui madame, troisième génération du nom, a pris de l’embonpoint (4 cm de plus en longueur et 8 en largeur) par rapport à sa devancière. Des mensurations (4,78 m par 1,89 m) qui en imposent. La nervure saillante qui marque tout le profil guide le regard vers le coffre. Ce dernier, dessiné plus sobrement, est relevé par des feux qui partent des flancs et débordent jusque sur le hayon.


Equipement


Par où commencer peut-on presque se demander. Ford reste en effet fidèle à son credo : en proposer beaucoup pour un prix serré. Pour preuve, dans cette finition Titanium X et avec un diesel de 175 chevaux, la Mondeo s’affiche grosso modo à 1 000 voire 2 500 euros de moins dans son prix de base que ces concurrentes directes, Mazda 6, Renault Laguna, Peugeot 407 et Citroën C5. On trouve donc un équipement pléthorique à bord : démarrage sans clé,  sièges avant chauffants, radio MP3 avec chargeur 6 CD, climatisation automatique bi-zone, capteur de pluie et de luminosité, éclairage extérieur au niveau des rétroviseurs… On regrette juste qu’il soit nécessaire de se replier sur les options pour bénéficier d’assises électriques à l’avant et de radars d’aide au stationnement.

La sécurité est également à l’honneur à bord de cette familiale. Au-delà de l’ESP, de l’antipatinage, du répartiteur de freinage ou du déclenchement automatique des feux de détresse, la Mondeo propose de série un septième airbag au niveau des genoux du conducteur, une colonne de direction et un pédalier rétractables, des ceintures avec prétensionneurs ou encore des projecteurs bi-xénon auto-directionnels avec feux d’angles fixes qui permettent de mieux appréhender la courbe des virages. On en viendrait presque à oublier qu’elle est également estampillée 5 étoiles au crash-test Euro NCAP.

Quelques options de notre modèle d’essai méritent le détours. Le contrôle interactif de la dynamique du véhicule (IVDC) règle tous les deux dixièmes de seconde l’amortissement en fonction de la route et de la conduite. De plus, trois boutons de réglage des suspensions (confort, normal et sport) sont accessibles en bas de la console centrale. Le régulateur de vitesse, livré de série, peut être couplé à un système électronique capable de moduler l’allure selon la distance du véhicule qui nous précède. Une aide au démarrage en côte maintient la voiture arrêtée le temps que le pied droit passe du frein à l’accélérateur. Enfin, dommage que le GPS à écran tactile soit si cher, mais c’est une constante chez tous les constructeurs, tant celui de Ford est efficace et pratique.


Vie à bord


Pas de panique. Oui, il y a pas mal de boutons, auxquels il convient d’ajouter deux écrans couleur, un face au conducteur entre le compte-tours et le tachymètre et un autre, énorme, au sommet de la console centrale. Mais, malgré cette abondance, pas besoin de plancher sur le mode d’emploi comme un étudiant de médecine sur ses livres d’anatomie. L’ensemble s’avère finalement assez intuitif. Quelques informations défilent même, expliquant la bonne utilisation de l’ordinateur de bord pour gérer la climatisation, le téléphone, les commandes vocales, le GPS… Et ceci dès le démarrage de l’auto, qui s’opère la clé dans la poche en appuyant simplement sur le bouton « Ford Power ».

Passé ce mini-écueil technologique, le conducteur pourra profiter des sièges sport suffisamment relevés sur les bords pour assurer un maintien impeccable. Seul le volant aurait mérité un réglage en hauteur légèrement plus important. Les quatre autres occupants que cette Mondeo peut accueillir ne seront pas moins à l’aise. Garde au toit, espace aux jambes et en largeur, l’habitabilité est amplement suffisante. A l’arrière, les passagers, souvent traités en parents pauvres de l’automobile, bénéficient de quelques attentions notables comme des assises chauffantes ou des stores latéraux. Mais pour cela il a fallu recourir à la longue liste d’options.

De retour à l’avant, la taille des espaces de rangement, notamment dans les portières, où une bouteille d’1,5 litre peut se loger, ou dans l’accoudoir central sont appréciables. Quant à la boîte à gants réfrigérée, elle apparaît une peu étroite mais elle est très profonde.

Quant à l’habitacle en général, il est traité et assemblé avec sérieux. Les matériaux utilisés figurent dans la très bonne moyenne. Cuir et alcantara recouvrent les sièges et les portières tandis que les inserts en alu brossé sont omniprésents. Le seul « gros » défaut de cet intérieur finalement reste la large ouïe de ventilation, implantée au sommet de la planche de bord, qui se reflètent sur le pare-brise.


Moteur/Comportement


Le vaisseau amiral de la marque de Détroit devait jusqu’à présent se « contenter » dans sa gamme de moteurs diesel d’un 2.0 TDCI de 140 chevaux. Il est désormais coiffé par un 2.2 au couple enviable de 400 Nm et même 420 Nm grâce à la fonction overboost. Ce nouveau venu, issu d’un partenariat avec PSA (on le connaissait déjà chez la 407 ou la C5 par exemple), se montre convaincant. Un résultat obtenu grâce à quelques ajustements comme l’adoption d’un turbo à simple turbine, d’une injection à rampe commune dernière génération et d’un nouveau système de combustion diminuant vibrations et émissions.

Disponible à tous les régimes, ce bloc respire la santé. Discret dans l’ensemble, il donne juste un petit peu de la voix quand on le monte vraiment haut dans les tours. Equipé d’un filtre à particules, il profite d’un turbocompresseur à géométrie variable. Côté boîte de vitesses, les six rapports s’engagent sans forcer.

De tout cela découle un réel confort de conduite. Cruiser tranquillement en sous-régime ou à plus vive allure n’est pas un problème. Sans reproche sur autoroute et sur les grands axes, la Mondeo pèche sur des revêtement plus dégradés où son train avant pompe pas mal. En ville, ses mensurations, son rayon de braquage et sa visibilité arrière réduite ne penchent pas en sa faveur, d’autant que la consommation y grimpe vite. Dernière précision, les adeptes des démarrages tonitruants style Formule 1 devront se méfier car la force transmisse au train avant peut faire patiner les roues.


Conclusion


Les plus critiques tiendront rigueur à cette Ford Mondeo de gommer pas mal de sensations de conduite. Certes, mais on peut rétorquer qu’il est difficile de bouder le confort dont elle fait preuve en contrepartie. Son diesel coupleux à souhait, sa bonne insonorisation et son ambiance cossue en font une belle machine à avaler les kilomètres dont toute la famille pourra profiter vu l’espace disponible. 


Essai et photos réalisés par Emmanuel Brun



 Les plus


- Couple du moteur
- Habitabilité
- Taille du coffre
- Confort de roulement


 Les moins


- Pompage du train avant
- Visibilité arrière
- Longue liste d’options





Fiche technique :


Prix de base :  30 850 euros (dont 200 euros de malus écologique)
Prix du modèle essayé : 37 70 euros

Options du véhicule :
Peinture métallisée gris platine : 480 euros
Aide au stationnement avant et arrière : 450 euros
Rideaux pare-soleil aux portes arrière : 120 euros
Sièges arrière chauffants : 200 euros
Contrôle interactif de la dynamique du véhicule et régulateur de vitesse adaptatif : 1840 euros
Système de contrôle de pression des pneus : 250 euros
Système de navigation DVD Europe avec écran couleur tactile 7’’ : 1 950 euros
Système à commande vocale et kit Bluetooth : 250 euros
Toit ouvrant électrique : 610 euros
Vitres arrière surteintées : 150 euros
Siège conducteur électrique 8 positions à mémoire : 340 euros
Siège passager avant électrique 8 positions : 230 euros

Puissance fiscale :  10 cv
Poids :   1 599 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9,1

Moteur :
Type : 4 cylindres turbo diesel 16 soupapes
Position : avant en ligne
Alimentation : injection directe
Cylindrée :  2 178 cm3
Puissance maxi :  175 ch à 4 000 tr/min
Couple maxi : 400 Nm à  1 750 tr/min

Transmission : avant
Boîte de vitesses : manuelle à 6 rapports

Roues :
Freins : disques avant et arrière
Pneus : Continental Sport contact 3 235/45/17

Performances :
Vitesse maxi :    223 km/h
0 à 100 km/h : 8,7 s

Consommation :
Sur routes nationales :   6,3 l/100 km
En ville :  9,4 l/100 km

TOUTES LES PHOTOS DE L'ESSAI :


Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI  Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI  Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI

Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI  Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI  Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI

Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI  Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI    Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI

Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI  Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI    Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI

Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI  Essai Ford Mondeo 2.2 TDCI

Les Commentaires des lecteurs

Citer ce dossier sur votre site ou blog :


 
Newsletter
Tenez-vous informé régulièrement, inscrivez-vous à la lettre d'informations.
 
Dernieres Actualités
Derniers Commentaires
22/11/2007 - Citroën Berlingo hybride HDi Efficient-C 2006
Il y a les deux raisons citées. D'abord, les constructeurs se sont mis à faire de la R&D bien trop...
par Rémy Devaureix

19/11/2007 - Citroën Berlingo hybride HDi Efficient-C 2006
J'apprécie beaucoup qu'un constructeur français développe un véhicule hybrique. Mais pourquoi une commercialisation si tardive? Est-ce pour une raison politique...
par Christian60

24/06/2007 - FAP : Le filtre à particule
bonjour , peut on causer une régénération ? Ma 307 HDI 110 FAP de 11 2002 m'indique "antipollution a controler"...
par cyril

 
Sondage
Disposez-vous d'un gilet de sécurité et d'un triangle de pré-signalisation ?

Résultats | Archives
 
 

Marques automobiles