Zone Membre




ESSAI : Subaru Legacy 2.0 Boxer diesel FAP 2008


 Publié le 05/07/2008 par Emmanuel Brun - Lu 5046 fois
  • moins
  • plus
  • Envoyer à un ami
  • Imprimer l'article
  • Rss

Transmission intégrale, moteur Boxer, Subaru et… diesel : ne cherchez pas d’intrus il n’y en a pas, précisément il n’y en a plus. Subaru a converti sa Legacy au gazole. Mais pas à l’aide de n’importe quel bloc…
Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel

Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel

Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel
Les portières avec leur vitre sans encadrement sont une autre particularité entretenue par Subaru. Côté coffre, avec 435 dm3, la capacité de chargement est dans la moyenne : un peu mieux qu’une Peugeot 407, légèrement moins bien qu’une Renault Laguna mais 90 dm3 de moins qu’une Ford Mondeo. Le tapis cache des espaces de rangement pratiques pour stocker des choses de taille modeste. La modularité de la Japonaise est toutefois limitée, la banquette arrière étant fixe. Seul une trappe à skis, sur toute la hauteur de l’accoudoir central, permet de charger quelques objets de longueur importante.
Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel

Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel

Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel

Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel
L’intérieur, très bien assemblé, est traité avec sobriété. Les matériaux utilisé sont de qualité. Même les plastiques du bas de la planche de bord ou des portières, souvent bas de gamme, font plus sérieux mais ils ont tendance à marquer. Quelques inserts couleur alu viennent dynamiser l’ensemble. Seuls les boutons de réglage du régulateur de vitesse sont sur le volant habillé de cuir. Pour les commandes de la radio, il faudra se contenter de la molette sur la console centrale.

Design


Pour une « ancienne » datant de 2003, dont le restylage remonte déjà à fin 2006, cette Subaru Legacy garde une belle robe. Des atours qui frôlent la tenue sportive chic par endroits, notamment dans sa proue évocatrice. Impossible, par exemple, de manquer la large ouverture façon Impreza pratiquée dans le capot. On a également déjà fait moins réussi que cette calandre japonaise ourlée de chrome et ornée de l’emblème aux six étoiles symbolisant celles de la constellation du taureau d’où la marque tire son nom. Et que dire des bas de caisse bien travaillés et relevés par des antibrouillards. Juste au-dessus, les feux sont particulièrement esthétiques et rappellent à leur façon les yeux d’un fauve.

Les courbes du profil sont beaucoup plus sobres voire discrètes. Les rappels de clignotants incrustés dans les rétroviseurs donnent une touche d’élégance à cette berline tricorps, qui rend jusqu’à une bonne dizaine de centimètres en longueur à la concurrence et se montre légèrement plus étroite et moins haute. C’est finalement de trois-quarts arrière que la ligne apparaît moins réussie. De cet angle, on remarque surtout la nervure du coffre qui va presque jusqu’à former un béquet qui donne un peu un effet suranné à la voiture. Enfin, le dessin des feux n’est pas des plus originaux. Cependant, la double sortie d’échappement chromée sonne comme un rappel à l’avant plus agressif.


Equipement


« C’est l’entrée de gamme », nous avait-on précisé chez Subaru. Pour une « entrée », elle est réussie. La lecture de la liste des équipements proposés de série nécessite de prendre une longue aspiration : transmission intégrale permanente, contrôle de stabilité, aide au freinage d’urgence, six airbags, régulateur de vitesse, climatisation automatique bi-zone, sièges avant chauffants dont celui du conducteur électrique, radio 6 HP avec chargeur 6 CD et MP3, rétroviseurs dégivrants et rabattables, jantes alu de 17 pouces, lave-phares, xénon… Finalement, seule la peinture métallisée est en option. En revanche, on ne trouve trace ni de radar de recul, ni de mise en fonctionnement automatique des phares ou des essuie-glaces.


Vie à bord


La première surprise vient dès l’ouverture des portes. Avec des vitres sans encadrement, spécialité maison, elles sont extrêmement légères. La seconde vient de la position de conduite, très basse, une fois installé au volant. Et si ce dernier se règle seulement en hauteur, on se retrouve tout de même bien calé dans des sièges légèrement relevés sur les bords qui maintiennent bien.

L’utilisation de l’ensemble des commandes se montre très intuitive. Le fait de ne pas avoir besoin de se référer à un épais mode emploi est appréciable. Pour ce qui concerne les rangements, deux petites bouteilles peuvent tenir entre les assises avant tandis que guides touristiques et étui à lunette se glissent dans les portières et la boîte à gants est de bonne contenance.

A l’arrière de la Legacy, l’habitabilité est plus mesurée, notamment au niveau des coudes avec trois passagers. Et ceux mesurant plus d’1,85 mètre seront gênés par la garde au toit. Pour sa part, l’espace aux genoux reste convenable. Enfin, la banquette aurait méritait quelques centimètres supplémentaires en largeur pour être plus confortable.


Moteur


Les moteurs à cylindres à plat, on connaît depuis longtemps chez le constructeur japonais comme chez Porsche et d’autres d’ailleurs. Mais uniquement à la sauce essence. Pour ce qui est d’un bloc diesel, Subaru signe là une exclusivité. Et grâce au savoir-faire maison, la Legacy profite de tous les avantages de cette architecture si particulière qui consiste à disposer les cylindres à plat en opposition deux par deux. Les pistons agissent ainsi de façon inversée, ce qui a pour conséquence d’annuler les vibrations qui secouent d’ordinaire n’importe quel diesel classique. Exit donc les arbres d’équilibrage, ce qui ce traduit directement par quelques kilos gagnés. Ensuite, le Boxer se montre plus compact et plus rigide grâce à un vilebrequin plus court. Dernière conséquence positive, le positionnement horizontal des organes du moteur contribue à l’abaissement du centre de gravité du véhicule.


Comportement


Ne vous fiez pas à la première impression. Au démarrage, on peut en effet croire qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil. ça claque, bref on se croit en compagnie d’un bon gros « mazout » tout ce qu’il y a de banal. Le Boxer, 150 chevaux sur la balance et 350 Nm de couple, porte pourtant bien son nom, mais les coups il les assène seulement au-dessus des 1 8000-2 000 tours. Sitôt cette barre franchie, les envolées, qui s’opèrent sans vibration, sont vives et linéaires, un peu comme un essence de bonne famille, sauf qu’avec ce 2.0 litres D tout se calme vers 4 500 tours. Sur cette plage d’utilisation, la Legacy dévoile un caractère dynamique. Très agréable à conduire et confortable, elle se place au millimètre. Grâce à ses quatre roues motrices permanentes et son châssis rigide, on se prend vite à jouer de l’accélérateur pour profiter à plein des capacités de la Subaru.

On pourra juste regretter le long étagement de la boîte de vitesses, qui aurait gagné à pouvoir s’appuyer sur un sixième rapport. En ville, ce défaut se trouve encore accentué par le creux à bas régime qui surprend un peu pour un diesel. Ne pas hésiter à tomber un rapport voire passer la première pour repartir dans une phase lente.


Conclusion


Sans rien renier de ses orientations techniques, Subaru propose enfin un diesel, plus adapté au marché français. La Legacy, même si elle commence à dater, garde une ligne qui est loin d’être désuète. A l’usage, elle se révèle surprenante dans le bon sens du terme. Bien insonorisée, sécurisante, performante, elle affiche un tempérament brillant. Sitôt qu’on la mène à des régimes un peu plus élevés que la moyenne, le plaisir pris à son volant est incontestable. Tout cela à un tarif de vente dans la moyenne, avec une consommation modérée (un peu plus de 5,5 litres constatés sur nationales et moins de 8 litres en ville) et sans malus écologique. Enfin, si la réputation de fiabilité de Subaru ne vous suffit pas, le constructeur propose une garantie de 3 ans ou 100 000 km.


Essai et photos réalisés par Emmanuel Brun



 Les plus


- Châssis dynamique
- Moteur
- Présentation soignée
- Confort général de roulement


 Les moins


- Boîte de vitesses accrocheuse
- N’apprécie pas les bas régime
- Banquette arrière non rabattable
- Deux ou trois équipements qui font défaut





Fiche technique :


Prix de base : 29 800 euros (ni bonus ni malus écologique)
Prix du modèle essayé : 30 200 euros

Options du véhicule :
Peinture métallisée : 400 euros.

Puissance fiscale : 8 cv

Poids : 1 460 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9,7

Moteur :
Type : 4 cylindres à plat turbo diesel à 16 soupapes
Position : avant
Alimentation : injection directe common rail
Cylindrée : 1 998 cm3
Puissance maxi : 150 ch à 3 600 tr/min
Couple maxi : 350 Nm à 1 800 tr/min

Transmission : intégrale permanente
Boîte de vitesses : manuelle à 5 rapports

Roues :
Freins : disques avant et arrière
Pneus : Bridgestone Potenza 215/45/17

Performances :
Vitesse maxi : 208 km/h
0 à 100 km/h : 8,7 s

Consommation :
Sur routes nationales : 5,7 l/100 km
En ville : 7,8 l/100 km


TOUTES LES PHOTOS DE L'ESSAI :


Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel  Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel  Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel

Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel  Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel  Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel

Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel  Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel  Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel

 Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel  Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel  Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel

Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel  Essai Subaru Legacy 2.0 Diesel

Les Commentaires des lecteurs

Citer ce dossier sur votre site ou blog :


 
Newsletter
Tenez-vous informé régulièrement, inscrivez-vous à la lettre d'informations.
 
Dernieres Actualités
Derniers Commentaires
05/11/2008 - ESSAI : Honda S2000 2.0 VTEC 240 ch 2004
Sympa la photo avec "les sièges arrière" XD...
par SpoonS2K

22/11/2007 - Citroën Berlingo hybride HDi Efficient-C 2006
Il y a les deux raisons citées. D'abord, les constructeurs se sont mis à faire de la R&D bien trop...
par Rémy Devaureix

19/11/2007 - Citroën Berlingo hybride HDi Efficient-C 2006
J'apprécie beaucoup qu'un constructeur français développe un véhicule hybrique. Mais pourquoi une commercialisation si tardive? Est-ce pour une raison politique...
par Christian60

 
Sondage
Disposez-vous d'un gilet de sécurité et d'un triangle de pré-signalisation ?

Résultats | Archives
 
 

Marques automobiles