Que retenir de cet Opel Zafira 1.7 CDTI de 125 chevaux ? Son moteur creux à bas régime ou sa modularité exemplaire ? Son intérieur un peu triste ou son équipement plutôt complet ? Verdict.


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Quelques éléments de carrosserie ont été redessinés. A l’avant, on note surtout la nouvelle calandre, mise en évidence par des chromes, et les boucliers, qui font plus musclés. Les projecteurs anti-brouillard ont également été revus. A l’arrière, les feux verticaux sont élégants.
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L’intérieur du Zafira est correctement assemblé. Il est également traité avec sérieux. Un peu trop peut-être avec cette prédominance du gris qui rend la planche de bord triste. A l’arrière, tout ou presque est prêt à évoluer selon le besoin du moment. L’accoudoir central, une fois rabattu, offre plusieurs espaces de rangement. Enfin, l’accès à la 6e et 7e place n’est pas trop problématique.
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Le couple du moteur 1.7 CDTI n'est disponible qu'à partir de 2 400 tr/min. Ce bloc à géométrie variable manque cruellement de souplesse et hoquette parfois aux alentours des 2 000 tours.
Même si son amortissement est ferme, le Zafira se montre plutôt confortable, les sièges faisant également leur part du travail.
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Design
Depuis des années, il est l’une des stars du marché des monospaces en Europe. Deux millions de Zafira y ont en effet trouvé preneurs. Alors, lorsqu’il s’est agi de restyler la version 2005, les designers d’Opel ont privilégié la méthode douce. Pas de la chirurgie esthétique lourde, juste un léger lifting. Il faut donc scruter les lignes de ce Zafira II, qui roule sur nos routes depuis quelques mois, pour y déceler des nouveautés. Les principales se trouvent dans la calandre chromée, les boucliers plus travaillés ou encore les feux arrière translucides revus et corrigés. Rien de révolutionnaire, mais il faut reconnaître que ses courbes étaient déjà réussies. Tout en sobriété, elles confèrent une certaine élégance à ce véhicule déjà imposant.
A l’intérieur, les retouches sont minimes. Elles se limitent au cerclage chromé des commandes de climatisation et de radio sur la console centrale, toujours bien finie, et à quelques nouveaux inserts sur la planche de bord. L’ensemble, sérieusement assemblé dans des matériaux qui apparaissent costauds, fait preuve de sérieux. Dommage que les teintes grises et noires choisies donnent une tonalité tristounette à l’habitacle, d’autant que quelques plastiques durs demeurent.
Equipement
Essayé ici dans une finition Magnetic, ce Zafira propose un équipement complet au vu de son tarif de vente de base fixé à 26 500 euros. Le propriétaire pourra compter sur une climatisation régulée, des capteurs de pluie et de luminosité, un radar d’aide au stationnement avant et arrière, une radio CD MP3, une prise audio jack 3,5 mm. Dans le détail, s’ajoutent des rétroviseurs extérieurs rabattables, un pare-brise athermique, une prise 12 volts dans le coffre... Enfin, esthétiquement, l’Opel arbore des jantes alu de 16 pouces et un vitrage arrière surteinté. Du point de vue de la sécurité, le conducteur peut s’appuyer notamment sur une ribambelle d’airbags, l’ESP et l’
antipatinage, cela de série.
Vie à bord
Les sept places, le fameux système Flex 7 en langage technique, c’est lui. Une innovation, qui remonte déjà à 1999, année de sortie du premier Zafira, qui a contribué en grande partie à la réputation du
monospace au Blitz. Une modularité, largement copiée et développée par ses concurrents depuis, mais toujours actuelle. Il est ainsi possible de passer d’une, deux, quatre… voire sept vraies places en deux temps trois mouvements. La preuve par le geste. Besoin de transporter le cinq majeur et le coach de l’équipe de basket-ball de votre fille ? Pas de problème : faites coulisser au maximum la banquette du milieu vers l’avant, allez à l’arrière ôter le cache-bagages et déployez, grâce à leur poignée, les deux sièges cachés dans le plancher. Refaites glisser la banquette vers le milieu et… le tour est joué, sept personnes peuvent monter à bord. Temps de la manœuvre : moins d’une minute montre en main. En revanche, pour stocker filet de ballons, sacs de sport et de maillots, il faudra calculer son coup car l’espace restant disponible à l’arrière devient alors riquiqui et chute à 140 dm3.
A l’inverse, si vous avez besoin de déménager la commode familiale Louis XIII, vous pourrez récupérez aussi rapidement jusqu’à 1 820 dm3 de volume de chargement, tout cela sans avoir à enlever le moindre siège. Dans le Zafira, tout se plie ou coulisse au besoin et reste à l’intérieur de l’auto.
Une fois en route, chacun bénéficiera de suffisamment de place et d’espaces de rangement, pas forcément tous de taille immense mais bien répartis dans l’habitacle, avec, par exemple, un accoudoir central avant, un tiroir sous le siège passager, un filet par ci ou encore le dossier du siège du milieu sur la rangée centrale qui se rabat pour accueillir cannettes et divers objets des enfants.
Côté poste de conduite, le toucher du volant, habillé de cuir, et celui du levier de vitesse est agréable. On regrette juste que les commandes de l’ordinateur de bord manquent de simplicité et que les montants du pare-brise soient très épais, gênant ainsi la visibilité de trois-quarts avant. Très bonne astuce en revanche que les passagers arrière apprécieront : la banquette légèrement surélevée, ce qui permet ainsi de mieux profiter de la route.
Moteur/Comportement
Disons le tout net, le 1,7 litre turbo diesel, nouveau venu dans le Zafira, n’est pas un pur-sang… loin de là. En dessous des 2 000-2 200 tours, point de salut. De toute façon, le couple ne « débarque » qu’à 2 400 tours mais, même là, n’espérez pas pouvoir vous lancer dans le sprint du Prix de l’Arc de Triomphe. En plus, ce bloc à géométrie variable manque cruellement de souplesse et hoquette parfois aux alentours des 2 000 tours. Caractéristique d’autant plus énervante que c’est là le rythme de croisière du Zafira lancé à 90 km/h en cinquième.
N’hésitez donc pas à mener la tonne et demie du
monospace à la cravache en insistant sur chaque montée en régime et à jouer rapidement du levier de vitesses en cas de relance pour ressentir un début de plaisir de conduite. Au crédit de ce moteur à injection directe common rail, on peut cependant porter le fait qu’il ne soit pas pénalisé par le malus écologique, son filtre à particules et sa consommation légèrement inférieure au 1,9 litre également proposé dans la gamme.
A l’usage, l’Opel, même si son amortissement est ferme, se montre plutôt confortable, les sièges faisant également leur part du travail. En conduite tranquille, il s’inscrit facilement dans les courbes et montre un comportement sans surprise. Brusqué sur des enfilades de virages, il commencera à prendre pas mal de roulis.
Conclusion
Doté d’une ligne toujours actuelle, l’Opel Zafira impose de sérieux atouts. Les deux principaux étant sa bonne modularité et l’espace qu’il propose à chaque passager. Les sixième et septième sièges escamotés dans le coffre font ainsi figure de vraies places où même un adulte de taille moyenne pourra s’installer. Pour l’agrément de conduite, tout est finalement une question de critères. Ce modèle-ci apparaît clairement adapté aux papas tranquilles. Les plus pressés pourront se tourner vers le 1.9 CDTI fort de 150 chevaux et d’un couple de 320 Nm. Pour les sportifs, le 2.0T 16v OPC compte 240 chevaux.
Essai et photos réalisés par Emmanuel Brun
Les plus
- Modularité - Sept vraies places - Habitabilité
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Les moins
- Moteur creux à bas régime - Comportement général pataud - Intérieur triste
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Fiche technique
Prix de base : 26 500 euros (ni bonus ni malus écologique)
Prix du modèle essayé : 28 980 euros
Options du véhicule :Pack business 2 (navigateur DVD Europe, prise auxiliaire, pré-équipement Bluetooh et commande vocale) : 2 000 euros
Peinture métallisée : 480 euros.
Puissance fiscale : 7 cv
Poids : 1525 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 12,2
Moteur : Type : 4 cylindres turbo diesel à 16 soupapes
Position : avant
Alimentation : injection directe par rampe commune
Cylindrée : 1 686 cm3
Puissance maxi : 125 ch à 4 000 tr/min
Couple maxi : 280 Nm à 2 400 tr/min
Transmission : avant
Boîte de vitesses : manuelle à 6 rapports
Roues : Freins : disques avant et arrière
Pneus : Continental Premium Contact 205/55/16
Performances : Vitesse maxi : 189 km/h
0 à 100 km/h : 12,3 s
Consommation :Sur routes nationales : 6,2 l/100 km
En ville : 8,2 l/100 km
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