Bienvenue à bord ! Tel le commandant allant au devant de ses passagers, ce XC90 dans sa finition Xénium se montre d’emblée avenant. La luminosité intérieure accentuée par le toit ouvrant électrique en verre, le coloris clair de la sellerie cuir, l’ergonomie générale et la bonne facture des matériaux tout comme leur assemblage laissent espérer une longue croisière de standing.
Le confort
Et il est vrai qu’à l’usage, les deux points forts de ce SUV bien équipé sont le confort et l’habitabilité. Les longues heures de route ne relèvent pas de l’épreuve d’endurance. La position de conduite est parfaite. Les sièges, à la fois fermes et moelleux, assurent un bon maintien. S’ajoute, une fois lancé, un silence de fonctionnement quasi religieux à peine troublé par le D5 diesel qui ronronne à 1 750 tr/min à 90 km/h et à 2 400 tr/min à 130. Enfin, l’amortissement filtre une grande part des aspérités de la route et limite la prise de roulis et les mouvements de caisse lors des freinages.
Des qualités mises au service de toute la famille qui pourra être nombreuse. En effet, deux places supplémentaires sortent du plancher du coffre après trois manipulations simples et rapides. Des sièges plus réservés à des enfants, mais que deux adultes pourront aisément utiliser sans en ressortir moulus à la fin du trajet. Et même en configuration sept places, le volume de chargement restant peut accueillir une valise et deux ou trois sacs de voyage.
Dommage que les espaces de rangement, notamment dans les portières avant et la boîte à gant, ne s’inspirent pas des mensurations de ce Suédois. Fort de 4,80 mètres de long pour 1,90 de large, le XC90 se conduit toutefois sans appréhension, même en ville ou sur les parkings des surfaces commerciales. D’autant plus que notre modèle d’essai était équipé de deux caméras (option particulièrement efficace facturée 820 euros) et d’un radar de recul de série qui rendent les manœuvres des plus aisées. Seul le rayon de braquage nécessitera un petit temps d’adaptation.
Performances
Côté sensations, ce bloc diesel de 185 chevaux n’est pas sportif mais est loin d’être asthmatique. Il manquera d’un peu de forces pour les amateurs de puissantes poussées. Mais s’il n’arrache pas le bitume à la relance après un rond-point, il ne reste pas pour autant scotché lorsqu’on sollicite l’accélérateur. Les pères de famille y trouveront un bon compromis, les dépassements s’opérant dans la sérénité grâce au couple rapidement disponible. Seule la boîte automatique Geartronic se montre un peu lente.
Equipements et sécurité
Réputation oblige, Volvo propose l’essentiel de son savoir-faire en matière de sécurité. Au-delà de la transmission intégrale, correcteur électronique de trajectoire, système antiroulis, phares bixénon directionnels, système anticoup du lapin, entre autres, font partie de l’équipement. Tout comme le très utile système Blis. Un radar surveille l’angle mort et une diode orange implantée à l’intérieur de l’habitacle près des rétroviseurs prévient le conducteur du danger de toute manœuvre de déboîtement ou de rabattement.
ConsommationEn ce qui concerne son appétit, ce gros bébé de presque 2,2 tonnes ne se montre pas glouton. Le D5, équipé d’un filtre à particules, s’en sort même avec les honneurs. Sur autoroute, la consommation moyenne à une vitesse stabilisée de 130 km/h se situe en dessous des 10 l/100 km, même avec six passagers à bord. Sur route nationale, il faudra compter plus de 8 litres et facilement 11 litres sur des parcours urbains. Et si ce bloc diesel fort de 185 chevaux n’arrache pas le bitume, il n’y reste pas scotché pour autant lorsqu’on le sollicite. Seule la boîte automatique Geartronic se montre un peu lente.

Quant à ses aptitudes de franchisseur, elles apparaissent équivalentes à celles de la plupart de ses concurrents dans la catégorie des 4X4 premium. Le pur tout-terrain n’est pas son champ d’action. Le XC90 ne rechignera pas en revanche sur les terrains forestiers et pentus, même très gras.
Comme bémols, pointons le fonctionnement du GPS. Escamotable dans la planche de bord, il se commande via une télécommande ou deux boutons derrière le volant. Mais son retour d’informations s’avère peu clair et son inclinaison n’en facilite pas la lecture lorsqu’il y a beaucoup de lumière. La relative faible autonomie, difficile de faire plus de 650 kilomètres avec le plein de gasoil, peut également se montrer un peu embêtante lors des très longs trajets.
Rien de gravissime cependant. Ce SUV demeure un agréable compagnon de route. Sa ligne générale inspirée, notamment marquée par ses hanches larges qui se terminent par les imposants bandeaux des feux de signalisation tout en rondeur, ne gâche rien. Comme à son habitude, le constructeur de Göteborg n’a pas fait dans le tape-à-l’œil. L’élégance de l’ensemble n’en est que plus évidente.
Emmanuel Brun
Fiche technique :
Prix : 59 300 euros (dont 1 600 euros d’éco malus).
Puissance fiscale : 12 cv
Poids : 2 140 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 11,6
Moteur :Type : 5 cylindres turbodiesel en aluminium à injection directe à rampe commune, 20 soupapes.
Position : transversale avant
Cylindrée : 2 400 cc
Puissance maxi : 185 ch à 4 000 tr/min
Couple maxi : 400 Nm à 2 000 tr/min
Transmission intégrale : Boîte de vitesses : Geartronic à 6 rapports
Roues : Freins : disques ventilés à l’avant et disques pleins à l’arrière
Pneus : Continental Cross Contact 235/60 R18
Performances : Vitesse maxi : 195 km/h
0 à 100 km/h : 10,9 s
Consommation :Sur route : 8,4 l/100 km
En ville : 11,4 l/ 100 km
Sur autoroute : 9,7 l/100 km
COMMENTEZ CET ARTICLE ! | S'INSCRIRE | EN DISCUTER DANS LES FORUMS