Le filtre à particules est à la mode. Les constructeurs l'utilisent pour donner une image plus propre au diesel. Mais qu'apporte-t-il vraiment ?

Les moteurs diesel est constitué d'un cycle de combustion à 4 temps, son allumage n’est pas commandée, mais a lieu dès que le mélange atteint une température suffisante pour s’auto-inflammer. Le diesel demande une température d’inflammation plus basse que l’essence (450°C alors que l'essence demande 900°C). Les moteurs diesel rejettent les mêmes polluants que les moteurs essence mais dans des proportions différentes (la particularité du moteur diesel est de rejeter baucoup de NOx). Mais le moteur diesel est le seul à rejetter des particules. La température (trop basse) ne permet pas de brûler ces particules qui noircissent les gaz d’échappement (fumées noires).

Les diesels fumants et pétaradants ne sont plus qu'un mauvais souvenir. Ils ont aujourd'hui laissé la place à des moteurs aux performances accrues, et surtout de plus en plus propres. Mais même les diesels les plus respectueux de l'environnement continuent de rejeter des gaz et des particules de suie. Alors, pour accroître la qualité du traitement des émissions polluantes, certains constructeurs choisissent d'utiliser un filtre à particules. Monté pour la première fois en mai 2000 sur les Peugeot 607 HDi, ce procédé tend aujourd'hui à se généraliser. Composé de milliers de petits canaux, le filtre à particules a pour mission de capturer la majeure partie des particules. Performant, il réussit à retenir plus de 98 % d'entre elles. puis, il les entasse dans des espaces de stockage, avant de s'en séparer par un processus de régénération.
Il existe deux catégories de filtre :
Le filtre à particules avec additif
Un réservoir annexe qui contient de la cérine (additif ajouté au gazole pour faciliter la combustion des particules à une température plus basse) deverse quelques gouttes dans le reservoir à carburant au moment où l'on fait le plein. Lorsque le moteur tourne, les gaz émis se dirigent vers l'échappement en passant par le filtre. Celui-ci est composé de milliers de canaux très fins et poreux, lesquels capturent les particules de suie tout en laissant passer les gaz. Les particules sont alors entassées dans les canaux de stockage du filtre. puis, tous les 500 à 1 000 km, selon votre style de conduite et le type de parcours empruntés (les tracés urbains conduisent à un remplissage plus rapide du filtre), le calculateur moteur déclenche un processus de régénération. Pour y parvenir, le système utilise la "post combustion", c'est à dire qu'il injecte du carburant dans le moteur à contre-temps du cycle normal de fonctionnement. Cela permet de faire grimper la température à environ 450 °C à l'intérieur du filtre. Grâce à la présence de la cérine injectée, les particules brûlent et sont évacuées par l'échappement. Le cylcle de régénération dure de deux à quatre minutes.
Le filtre à revêtement catalytique
Il combine les fonctions de catalyseur et de filtre à particules. Sans additif, il doit monter à des température plus élevées pour fonctionner, ce qui implique qu'il doit être positionné plus près du moteur. Et à l'instar du filtre avec additif, il doit se régénérer. une opération qui s'effectue en deux phases. D'abord la régénération passive : lorsque la voiture roule à un rythme soutenu, la température en sortie de moteur avoisine les 500°C. Ce qui est suffisant, grâce à la proximité du filtre avec le moteur, pour qu'une partie des particules soit directement brûlée. Ce processus s'effectue en continu grâce au revêtement interne en platine. Mais lorsque la voiture évolue ) petite vitesse ou en milieu urbain, la température n'est plus assez élevée. il faut alors avoir recours à la régénération active : il s'agit d'une montée en température des gaz d'échappement provoquée et contrôlée par le boîtier de gestion électronique moteur. Dans ces conditions, la température grimpe entre 600 et 650°C. L'opération dure environ dix minutes.
Voici les différentes phase de fonctionnement :

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Pendant le plein
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En fonctionnement normal
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En mode régénération
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L'impact sur l'environnement :
La majorité de ces autos sont à la norme EURO-4, sans un FAP, il serait très difficile pour un véhicule diesel de passer cette norme, puisque la limite à ne pas dépasser est de 0,025 g de particules émises au km. Par exmple, avec un FAP, une Peugeot 607 V6 HDI ne rejette pas plus de 0,003 g/km.
Les filtres à particules seront très prochainement obligatoires sur toutes les voitures diesel (dés l'entrée en vigueur des normes EURO-5), mais dés aujourd'hui, on ne peut qu'inviter les acheteurs de voitures diesels à ne plus prendre en considération les modèles non équipés d'un FAP. Il y a des voitures équipées sur tous les segments du marché (ou presque). Mais qu'on ne dise pas que le diesel ne respecte plus rien, c'est au contraire le FAP qui rend le diesel respectable.
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