
La mis en place de l'hydrogène, le carburant le plus propre, ne s'effectuera pas avant plusieurs dizaines d'années selon l'IFP. Ce gaz qui n'existe pas à l'état naturel nécessite des centaines de milliards d'euros d'investissement pour être produit, le transporter, le stocker et surtout concevoir des moteurs capables de l'absorber. Cependant, on peut quand même soupçonner les pouvoirs publics et les pétroliers (aux pouvoirs bien cachés) de retarder le processus.
Avant ce big-bang énergétique, une solution transitoire existe : l'hytane. un mélange d'hydrogène (20%) dilué dans du gaz naturel (80%). Ce système permettrait d'ores et déjà d'utiliser les canalisations existantes du réseau de distribution du gaz naturel et de limiter les évolutions techniques des moteurs. Mais des difficultés persistent, liées principalement aux moyens de distributions de ce carburant. Plusieurs expérience ont déjà eu lieu au Canada et aux Etats-Unis. Deux nouvelles opérations pilotes vont débuter à Toulouse et à Dunkerque, cet été, avec la mise en service de trois bus fonctionnant à l'hytane. une soltuion d'avenir pour limiter les rejets de gaz à effet de serre et succéder à l'ère du "tout pétrole".