Des composés potentiellement intéressants comme substituants n'ont jusque là pas été sérieusement exploités pour des raisons de prix de revient encore beaucoup trop élevé. C'est le cas par exemple de l'hydroxy méthyl furfural (HMF), aldéhyde aromatique isolé pour la première fois en 1832, que l'on synthétise à partir du fructose obtenu à partir de produits agricoles, et qui peut servir de molécule de base pour fabriquer ensuite des composés organiques, matières plastiques ou carburants. En principe, l'obtention du HMF à partir du fructose est directe puisqu'elle consiste en une simple déshydratation du sucre, mais en pratique, le processus de
séparation et de purification du produit est relativement complexe, et donc coûteux.
Des chercheurs de l'
Université du Wisconsin-Madison aux Etats-Unis viennent de développer un nouveau procédé de synthèse du HMF à partir du fructose caractérisé par un rendement amélioré et une extraction plus facile du produit. La déshydratation du fructose est réalisée en
phase aqueuse en présence d'un
catalyseur acide (acide chlorhydrique ou résine échangeuse d'ions acide) additionné de DMSO (dimethylsulfoxyde) afin d'éviter des réactions parasites.
Les chercheurs ont également augmenté la solubilité du HMF dans le solvant réactionnel, la MIBK (methyl iso butylène cétone), en lui ajoutant de petites quantités de butanol-2, ce qui facilite l'extraction du HMF de la phase aqueuse en cours de procédé et avant qu'il ne réagisse avec elle. La récupération du produit se fait ensuite après
distillation du solvant, avec l'avantage que la MBIK possède un
point d'
ébullition relativement bas qui améliore le rendement d'extraction du HMF.
Source : Cette information est un extrait du BE Etats-Unis numéro 43 du 13/07/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux Etats-Unis. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com