Un autre partenaire, C-Tech Innovation, étudie les aspects économiques du procédé et a montré que cette
technologie pourrait être intéressante à plus grande échelle.
A gauche, le réacteur produit de l'hydrogène qui permet, à droite,
d'alimenter une pile à combustible et faire tourner une petite hélice électrique
Lors des tests, effectués dans un réacteur de
démonstration de 5 litres, ces bactéries ont été ajoutées à une mixture de nougat dilué et de déchets provenant de la fabrication de caramel. Les bactéries ont alors consommé du sucre, produisant de l'hydrogène et des acides organiques. Un autre type de bactéries est introduit dans un second réacteur afin a son tour de convertir les acides organiques en hydrogène. L'hydrogène alimente par la suite une pile à combustible pour produire de l'
électricité (réaction chimique entre l'hydrogène et l'oxygène de l'air). Le dioxyde de
carbone formé dans le premier réacteur est capturé et séquestré pour ne pas être libéré dans l'
atmosphère.
Les déchets de
biomasse résultants du procédé sont enlevés, mélangés à du palladium et utilisés ensuite comme
catalyseurs dans un autre
projet de
recherche. Ce second projet est financé par le Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC) et a pour but d'identifier différents mécanismes de suppression de polluants comme le chrome et les biphényles polychlorés (BPC). Les réacteurs catalytiques utilisés dans ce projet parallèle nécessitent aussi de l'hydrogène qui est donc celui fourni par les déchets des confiseries.
Ce procédé est donc propre, économise de l'
énergie et permet aux industries de confiserie de valoriser leurs déchets plutôt que les déposer dans les décharges comme elles le font actuellement. Ce procédé pourrait théoriquement être utilisable par la plupart des compagnies agro-alimentaires. Néanmoins, les essais effectués avec des extraits de pomme de
terre n'ont pas été concluants.
Le professeur Lynne Macaskie de l'Université de Birmingham estime que le système pourrait être développé pour la production industrielle d'électricité et les procédés de traitements des déchets. L'équipe de recherche est pour le moment engagée dans un travail de suivi afin d'obtenir plus d'indications sur le potentiel global de cette technique avec des déchets "sucrés" plus variés.
Source : Cette information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 68 du 6/07/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com