Leurs travaux démontrent comment de telles centrales biologiques peuvent être regroupées pour générer un
courant électrique utilisable.
Willy Verstraete et ses collègues de l'
université de Gand en Belgique ont testé les cellules de diverses façons: individuellement, en série ou en parallèle. Pendant plus de 200
jours, les chercheurs ont nourri des microbes avec un régime à base de boue
anaérobie et
aérobie, des eaux usées d'un hôpital et d'une usine de conditionnement de pommes de
terre. Vers la fin de l'expérience, la
densité de
puissance à court terme (puissance produite par unité de masse) des cellules avaient triplé. L'équipe a également constaté que des piles assemblées en parallèle fournissaient le résultat le plus efficace, et le courant le plus intense.
La découverte principale des scientifiques, cependant, est la constatation de la co-évolution des propriétés électrochimiques des cellules et de la composition effective de la colonie microbienne. Au début de l'expérience, les minuscules centrales d'
énergie étaient composées de diverses communautés de protéobactéries, incluant certaines espèces de
Geobacter et de
Shewanella et produisaient assez inefficacement de la puissance. Vers la fin de l'expérience toutefois, alors que les performances atteignaient leur maximum, une des espèces,
Brevibacillus agri, constituait la majorité des microbes producteurs d'électrons.
Selon les chercheurs, cette évolution microbienne devra orienter les recherches futures sur l'étude des propriétés "de production d'
électricité" de diverses espèces et de leur interaction. Un article présentant leurs résultats est publié dans l'édition du 15 mai de
Environmental Science & Technology.
Source: Scientific American
Illustration: Techno-Science.net