ans un article paru le 14 avril dans la revue
New Scientist, William Laurance, du
Smithsonian Tropical Research Institute, affirme que les pays développés pourraient aider à lutter contre ce phénomène, en louant ou achetant des parcelles boisées.
William Laurance aimerait voir se développer la logique suivante : les pays industrialisés payent les pays en voie de développement pour qu’ils ralentissent leur processus de
déforestation. En contrepartie, ils se voient octroyer des "
crédits de carbone", prévus dans le cadre du
protocole de Kyoto. Ces crédits sont attribués à un pays lorsqu'il mène des activités de reboisement, et peuvent se retrancher à ses émissions de CO
2. En cela, ils sont en quelque sorte des "droits à polluer".
Les pays industrialisés pourraient alors soit soustraire ces crédits de carbone de leurs propres émissions pour respecter les taux en vigueur, soit les commercialiser sur le marché international au profit de pays dépassant leurs quotas.
Cette proposition est appuyée par des pays en voie de développement comme la Papouasie, la Nouvelle-Guinée, et le Costa Rica (
www.rainforestcoalition.org). Le Congrès brésilien, quant à lui, a déjà autorisé en mars dernier la privatisation de 130.000 kilomètres carré de forêt amazonienne, dans le but de mieux la protéger.
Selon Laurance, dans cette logique, « tout
le monde est gagnant : la forêt y gagne, l’atmosphère y gagne, la communauté internationale y gagne et les pays en voie de développement y gagnent. »
Vendre ou louer la nature pour mieux la préserver. Un concept qui peut choquer, mais qui a déjà ses fervents défenseurs…
Source : Futura-Sciences