Les MFC classiques (d?velopp?es pour compenser les co?ts de traitement des eaux us?es) g?n?rent de l'?lectricit? ? partir des r?actions d'oxydo-r?duction impliqu?es dans les processus de d?gradation des d?chets organiques par les bact?ries.
Le nouveau dispositif, d?nomm? BEAMR pour BioElectrochemically-Assisted Microbial Reactor, repose quant ? lui sur l'utilisation de l'hydrog?ne produit par la fermentation bact?rienne. En condition normale, ce processus convertit les compos?s carbohydrat?s en une quantit? limit?e d'hydrog?ne et des r?sidus de type acide ac?tique. En appliquant une tr?s faible tension (d'environ 250 mV) ? une MFC ana?robique, Bruce Logan et ses coll?gues sont toutefois parvenus ? augmenter le potentiel ?lectrochimique des bact?ries et donc leur capacit? ? casser les mol?cules sous-produits de la fermentation.
Ils ont ainsi pu r?cup?rer sous forme d'hydrog?ne gazeux plus de 90% des protons et ?lectrons issus de l'oxydation d'ac?tate par les bact?ries. L'hydrog?ne d?gag? est lui-m?me le combustible pour une pile qui produit la tension appliqu?e. Cette simple stimulation permet de tirer de la biomasse quatre fois plus d'hydrog?ne que la seule fermentation.
En th?orie, le principe exp?riment? par les chercheurs ne se limite pas aux compos?s carbohydrat?s ; il pourrait ?tre efficace avec n'importe quelle mati?re organique biod?gradable soluble.

Source : Futura-Sciences