Fujifilms Medical, en partenariat avec l'hôpital Hokusoh de Chiba au Japon, vient de mettre au point un dispositif permettant de réduire d'un facteur 20 l'exposition des patients aux rayons X lors d'un examen radiographique.

Radiographie de la main d'Alfred von Kolliker prise le 23 janvier 1896
L'une des toutes premières radiographies de l'histoire
Au cours d'une
exploration de ce type, une certaine
quantité de rayons X est nécessaire pour obtenir une image nette sur le film. En
moyenne, le tube à rayons X est alimenté par un courant de 20 milliampères et une
tension de 85 000 volts. Plus les tissus sont denses, plus le
rayonnement doit être intense; c'est particulièrement le cas lorsque l'on cherche à radiographier les os. Si une radiographie ponctuelle est relativement bénigne, le suivi radiographique de certaines pathologies telles que la scoliose peut amener le patient à être exposé à une dose importante de rayons X sur une période courte. De plus, les enfants étant naturellement plus sensibles aux rayonnements, il est nécessaire de limiter leur exposition.
La technique développée par Fujifilm Medical consiste à coupler la réduction de l'émission à un traitement de l'image. Le rayonnement est ciblé sur une petite partie du corps à étudier, puis l'image est traitée numériquement pour réduire le
grain. Ainsi, dans un cas de scoliose, l'intensité de courant nécessaire pour obtenir une image de bonne qualité serait de 1 milliampère contre 20 auparavant. Cela devrait permettre de réaliser des radiographies chez des sujets sensibles comme les enfants ou les femmes enceintes.
De façon à étendre cette procédure à d'autres hôpitaux japonais, l'hôpital Hokusoh devrait prochainement rendre public les détails du protocole utilisé.
Source : BE Japon N° 395 du 28/02/2006