Après une brève apparition chez Cadillac, les systèmes de vision de nuit ne sont plus utilisés dans l'automobile. Siemens VDO Automotive les remet au goût du jour. En avant-première du Salon de Francfort, le mois prochain, l'équipementier présente son nouveau dispositif baptisé Night Vision. Celui-ci fait appel à la technologie infrarouge (voir infographie), associée à un système électronique de traitement de l'image. Il avertit le conducteur de la présence d'un individu avant même qu'il ne puisse le voir réellement : sans gêne pour les autres usagers, il détecte celle-ci à plus de 150 mètres. En comparaison, les feux de croisement traditionnels disposent d'une portée d'éclairage d'environ 60 m.
Invisible à l'oeil. Le secret de cette longue portée réside dans l'usage d'une émission de lumière infrarouge. L'équipementier dispose de deux technologies, utilisant des fréquences différentes, afin de s'adapter aux besoins des constructeurs. La première fait appel à un système dit « à proche infrarouge », dans lequel deux émetteurs infrarouges sont intégrés aux projecteurs. D'une longueur d'onde d'environ 0,9 micromètre, la lumière infrarouge est ensuite captée par une petite caméra placée à proximité du rétroviseur intérieur. Pour l'infrarouge « lointain », Siemens VDO a installé sa caméra à haute résolution derrière la calandre du véhicule. Cet appareil détecte le rayonnement thermique d'une longueur d'ondes comprise entre 6 et 12 micromètres. Nécessitant des optiques spécifiques et très sensibles, cette solution est plus coûteuse.
Par la suite, dans les deux cas, l'image capturée est optimisée par ordinateur puis transmise à un moniteur ou au dispositif d'affichage tête haute. Elle est réalisée sous la forme de négatif, en noir et blanc. Les objets inanimés, et par conséquent « froids » tels des véhicules immobilisés depuis longtemps ou des maisons, sont représentés sous forme d'images sombres. Tandis que des êtres vivants, piétons ou animaux, qui dégagent de la chaleur, apparaissent en plus clair à l'écran.
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