La Grande Bretagne bénéficie d'une législation favorisant la circulation sur route ouverte de véhicules artisanaux ou fabriqués en petite série. Ainsi, certains entrepreneurs audacieux ne manquent pas de développer des engins hors normes à l'image des
Caterham, ou tout simplement de lancer leur propre marque automobile. C'est le cas de Breckland, une société qui met à disposition des petits constructeurs des infrastructures industrielles et qui est donc loin d'être novice dans la domaine de l'automobile.
Avec la Beira, Breckland propose un roadster performant et alimenté au GPL. Élaboré sur la plateforme de l'Opel GT/
Saturn Sky/Pontiac Solstice, celui-ci abrite son son capot un V8 de 6.0 l équipant à l'origine les Corvette d'ancienne génération. Après optimisation de la gestion électronique, ce bloc délivre désormais pas moins de 400 ch, de quoi déplacer sans peine les 1 400 kg de l'engin. A l'origine,
l'Opel GT est dotée d'un 2.0 l de 260 ch, Breckland a donc modifié le châssis pour faire bonne mesure avec cette augmentation de puissance : suspension confiée à des amortisseurs KW et quatre disques de frein de 325 mm pincés par des étriers 6 et 4 pistons. Breckland annonce des performances très honorables : 0 à 100 km/h en moins de 5 s et vitesse maxi s'établissant à 250 km/h.
A l'intérieur de la Breckland Beira, la planche de bord est reprise de l'Opel GT mais se voit dotée de touches d'Alcantara. L'équipement, pour sa part, est digne de constructeurs généralistes disposant de bien plus de moyens : navigation GPS avec disque dur, Bluetooth et même une caméra de recul.
Breckland annonce la sortie de la Beira en novembre 2008 sur les routes anglaises en échange d'un chèque de 55 000 livres, soit environ 72 600 euros. Malheureusement, les véhicules britanniques à la production confidentielle voient très souvent leur importation sur le vieux continent freinée (voire rendue impossible) par les règles d'homologation, et rien ne dit que la Beira fera exception. Dommage, voilà un jouet atypique qui bénéficie d'une conception simple et efficace qui permettrait une utilisation aisée et presque cohérente. Ainsi, avec son réservoir supplémentaire de 70 l de GPL, la Beira pourrait traverser la France du nord au sud selon le communiqué de presse de Breckland. Mais Mike Rawlings, patron de la société, a d'autres ambitions pour son roadster : inscrire sa création « dans la lignée des
Marcos et
TVR en terme d'efficacité et de plaisir de conduite ».