La
Brera brille en premier lieu par sa ligne raffinée qui la fait se démarquer du commun du parc roulant. Elégante et même émouvante, elle insuffle à son contemplateur l'idée d'une expérience de conduite hors norme. Las, au volant, le poids conséquent de la sculpturale italienne (1 630 kg) la prive de l'agilité de ballerine qui siérait pourtant à son V6 3.2 l de 260 ch.
C'est donc Prodrive qui a été chargé par Alfa Roméo en Grande Bretagne d'offrir un regain de dynamisme à la
Brera. Dans cette vue, les trains roulants ont été métamorphosés : ressorts Eibach chargés de rabaisser la caisse de 10 mm, amortisseurs Bilstein 50 % plus durs que ceux d'origine, utilisation de l'aluminium dans la fabrication des éléments de suspension, de quoi aiguiser le comportement routier de façon sensible. Afin de gagner une centaine de kilos sur la balance, la version V6 perd la transmission intégrale Q4 en chargeant les roues avant seules de faire passer la puissance ; la version 2.2 l de 185 ch perd de son côté 35 kilos.
Dénommé Brera S, le coupé
Alfa retouché par Prodrive se distingue de ses consœurs par de nouveaux échappements chargés de transfigurer la sonorité du moteur ; à l'intérieur, des sièges sport en cuir Frau font leur apparition. Sa production est limitée à 500 exemplaires qui rouleront uniquement sur les routes anglaises : de futurs collectors ?