Grâce à un différentiel, dans les virages, chacune des roues de votre automobile a une vitesse de rotation différente (la roue située à l'intérieur du virage tourne moins vite que la roue extérieur). Le problème du différentiel, c'est qu'il peut facilement faire survirer la voiture lorsque la chaussée est glissante. Il suffit qu'une roue passe sur une surface glissante pour qu'elle accélère plus que l'autre et vous envoi dans le décor.
Pour palier ce problème, Bosh a été le premier à inventer l'ESP (Electronic Stability Program) qui freine automatiquement la roue située à l'extérieur du virage ou la roue intérieur en cas de sous-virage. Seulement, l'ESP n'est pas parfait puisqu'il contraint le véhicule à freiner ses roues et donc à changer leurs vitesses de rotation.
Pour que la voiture reste stable en courbe et que sa vitesse reste constante, les constructeurs demandent donc aux équipementiers de développer des systèmes actifs.
L'allemand ZF a donc mis au point un nouveau système permettant de piloter la différence de vitesse entre les roues gauche et droite. Rien d'exceptionnel jusqu'ici sauf que ce système ne freine pas les roues du véhicule mais les accélère. Pour ce faire, ZF a placé un train épicycloïdale sur chaque arbre de roue. Le différentiel s'équipe, lui, d'un embrayage multidisques à bain d'huile qui freine le porte-satellites. Ce dernier augmente alors la vitesse de l'arbre d'une roue.
La solution créée par ZF est intéressante car la répartition du couple ne change pas en fonction de la vitesse de chaque roue, ainsi, le véhicule reste stable. Le poids de ce système innovant est d'une vingtaine de kilogrammes.
Le différentiel actif ZF Vector Drive sera bientôt disponible en série sur les BMW X5 et X6 et probablement sur les berlines du même groupe.