
SpeedART jamais rassasié. Pour assouvir sa passion de redresseur de tort (et de tôle), l’Allemand touche-à-tout calme ses nerfs sur la plus rugueuse des Porsche, la 997 GT2. Attention, ça décoiffe !
Si l’on devait quantifier les retouches effectuées par le préparateur teuton tonique, il s’agirait d’évoquer un travail ciblé, propre, sans effusion de style. Mettons de côté la disproportion criminelle des jantes spécifiques. La reine des 911 a vu son habitacle refait à neuf (sièges et volant typés “sport”), avec ce qu’il faut d’onctuosité pour adoucir la chicorée (Alcantara et cuir). A traiter en liaison directe avec l’occupant, qui peut doser à l’extrême son intérieur, en piochant dans le catalogue Porsche mis à disposition.
Coup d’oeil sur les données techniques. Pas en reste quand il s’agit de faire cramer ses gommes, la sixième génération de 911 passe la douane en fraude. Elle cache dans ses entrailles un supplément non déclaré de 120 bourrins, soit 650 ch tancés à près de 350 km/h. 859 Nm de couple à savourer en solitaire. Seule formalité à respecter pour circuler à l’aise : passer la barre des 100 km/h en moins de 4 secondes. Chiche. Chose faite ici, avec 3,2 secondes affichées au cadran. Dans le rétro, ceux qui tentent de suivre le fuseau de la Porsche peuvent apprécier sa nouvelle ligne d’échappement avec catalyseurs sport. Turbo redisciplinés. Au final, pour disposer d’une méchante
BTR-XS 650, il vous en coûtera 27 500 euros. Somme à griffonner en bas de la facture, déjà payée, d’une GT2.