Ferrari comme Aston Martin peuvent en témoigner. Zagato aime relever les défis. En restylant coup sur coup la 575 GTZ de Maranello et la GS british, la maison de design milanaise a frappé fort. A tirage réduit certes (frôlant l’unité parfois), mais à chaque fois dans le mille.
Resté en bord de Tamise, Zagato s’empare de la légende
Bentley, ressuscitée au récent salon de Genève. La logique ici : “
conserver les mêmes critères de néo-classicisme que pour les précédentes réalisations”. Concrètement, cela se traduit comment ? Par un mélange onctueux de somptuosité anglaise, et de raffinement italien. Mécaniquement, tout est là : le W12 suralimenté du coupé d’origine, les 610 ch promis à 750 Nm de couple. Performances en vue : 300 km/h au compteur, la courbe des 100 km/h étant alignée en moins de 4,5 secondes.
En vert et contre tousEsthétiquement, Zagato s’est lâché : la Continental GT Speed accuse un tour de taille supplémentaire, mais s’honore d’une saillie chromée sur la calandre, d’une poupe arrondie et d’un double bossage du pavillon, griffe caractéristique du designer italien. Alors, bien entendu, le résultat final explose les proportions d’usine, pour ressembler davantage à un vaisseau marin. Mais rassurez-vous, Zagato n’a pas encore baissé pavillon. Hissé bien haut cette fois, avec une peinture bi-ton, vert soigneux en dominante. Un rien Too Much ? Allons bon. A l’intérieur, peu de nouveautés, simplement l’addition d’une sellerie, frappée d’un Z qui veut dire… Je vous laisse compléter. Ultime interrogation : à combien se chiffre le talent de Zagato ? Bien plus que les 178 623 euros du modèle de base. Au milliers près. A vous de savoir de quel côté vous souhaitez vous trouver : derrière le volant, pour conduire, ou sur le bas-côté, pour admirer.