Enfin réveillée, la princesse sort du bois. Notre partenaire Sport-Prestige nous faisait recemment part d'un
partenariat entre Bugatti et Hermès sur la fugitive Veyron, sans pouvoir détailler davantage le fruit de cette collaboration. Genève 2008 arrive à point. Rappel des faits : la Bugatti Veyron Hermès ne sort pas d'un chapeau haut de forme sans fond.
Elle vient sceller dans le dur une amitié de longue date entre la firme de Molsheim et la maison parisienne, initiée dans les années 20 par Ettore Bugatti et Emile Hermès. Derrière les flashs qui crépitent, le palace paillette entame donc sa parade helvétique. Entrez dans la danse, en connaissance de cause.
Avouons-le : il s'agit ici d'un exercice de style haute couture, pas d'un gala de la performance. Et pourtant. La Bugatti Veyron Hermès empile 1001 chevaux, hennissant au galop à près de 407 km/h.
Crème brûléeLe véritable spectacle se passe à l'ombre, avec un intérieur signé Hermès : sièges câlins en cuir véritable cousu main. Le coffre est également signé de la griffe du sellier parisien. Qui le fait savoir. H comme Hermès : une signature visible sur les jantes et la trappe à essence.
Le design Veyron, déjà bien défini par le passé, s'apprête ici d'un coloris bi-ton, noir sur 80% de sa surface, et souligné d'un volumineux bandeau central, brûlé couleur crème. Chic. A qui s'adresse une telle oeuvre d'art ?
A ceux qui possèdent au chaud 1 500 000 euros (sans oublier le malus de 2 600 euros). Aux indulgents aussi : Bugatti n'en produira qu'un exemplaire par mois. Dont acte.