Depuis le 17 février 2003, si vous avez le malheur de poser un de vos pneus dans le centre-ville de Londres, entre 7h et 18h, vous devez vous acquitter de 8 bouquins sterlings (reliés cuir pleine peau, s'il vous plaît). Inutile d'essayer de feinter : impossible de slalomer entre les caméras qui surveillent les entrées/sorties de la zone. Seuls en sont exemptés les taxis, ambulances, les plaques roumaines et françaises ! (Chut ! Ne le répétez à personne !).
Mais également la G-Wiz qui bénéficie rien moins qu'une totale exemption de frais de stationnement, de Congestion Charge, de taxe routière (Road Tax), et d’un amortissement fiscal total dès la première année... Et ce n'est pas tout : l'arrondissement londonien de Westminster a même installé une soixantaine de bornes de recharge à l'attention de ces trottinettes ! Attirant non ? Malgré tout, la G-Wiz ne semble intéresser qu'une minorité... autophobe. Dont l'actrice Kristin Scott Thomas qui semble enchantée de la sienne qu'elle a revêtue d'une merveilleuse livrée couleur peau de tigre "So classy, isn't it" ? Raison économique n'a pas suffit à écouler la petite voiture proprette : Londres compterait seulement le tiers de la production totale, soit 750 G-Wiz...
Un bide qui s'explique en partie par une analyse rapide du trafic londonien : les rues de Londres sont encombrées par les gros taxis locaux « Black Cab », les bus, les Delivery Vans et les stretch-limos (souvent le modèle 9 mètres. Et ils rajoutent le dixième mètre gratos pour les bons clients), souvent des Ford Excursion, des Lincoln Navigator ou des Hummer. La petite G-Wiz souffre aussi de deux autres handicaps : sa faible autonomie et ses crash tests désastreux... Si vous n'avez pas encore pris les jambes à votre cou, la seconde génération est en solde chez le revendeur Goingreen : ses prix vont de 4 000 euros pour les modèles d'exposition à 8 400 euros pour les modèles avec air conditionné...