Le Touareg BlueTDI 165 kW / 225 CH répond aux normes de gaz d’échappement les plus sévères. Le Touareg BlueTDI présenté à Genève est l’un des premiers véhicules à moteur diesel à franchir cet obstacle. Dans le cadre de l’alliance BlueTec communément lancée avec Audi et DaimlerChrysler à la fin de l’année dernière, Volkswagen proposera le Touareg à partir de 2008 tout d’abord aux USA. C’est également en 2008 que l’entreprise introduira en Amérique pour les véhicules plus petits, p. ex. la Jetta, un pot catalytique accumulateur de NOx qui élimine également jusqu’à 90 pour-cent des oxydes
nitriques. Ces deux systèmes techniquement sophistiqués seront aussi introduits en Europe peu de temps après.
La norme Euro 4 autorise actuellement une valeur limite de NOx de 0,25 g/km. La norme US-américaine, à laquelle répond le Touareh BlueTDI, prescrit une valeur limite de 0,043 g/km (0,07 g/mile).
L’abréviation SCR est celle de l’appellation internationale usuelle « Selective Catalytic Reduction ». « Selective », en français « sélectif », se rapporte au fait que ce pot catalytique joue un rôle très particulier. Il est destiné à transformer l’oxyde nitrique NOx contenu dans les gaz d’échappement en azote et en eau sans former de produits auxiliaires indésirables. C’est exactement pour cette tâche hautement spécialisée qu’il a été développé.
C’est la raison pour laquelle les véhicules, comme le Touareg BlueTDI présenté pour la première fois à Genève, seront à l’avenir également équipés d’un pot catalytique d’oxydation et d’un filtre à particules diesel.
La transformation des oxydes nitriques s’effectue à l’aide d’une solution acqueuse d’urée élaborée synthétiquement, p. ex. l’ AdBlue, stockée dans un réservoir supplémentaire du Touareg BlueTDI. Cette substance composée à 32,5 pour-cent d’urée est en permanence injectée avant le pot catalytique SCR dans le circuit des gaz d’échappement. Le dosage est fonction du flux massique des gaz d’échappement; le système de gestion du moteur informé par un capteur de NOx monté derrière la pot catalytique SCR assure la régulation exacte.
L’urée finement pulvérisée au moyen d’un treillis, se transforme dans le courant chaud des échappements devant le pot catalytique. Dans le pot catalytique SCR, elle réagit aux oxydes nitriques et, comme évoqué précédemment, les décompose en azote et en eau. L’additif aqueux AdBlue n’est pas toxique, il est inodore et biodégradable.
La consommation moyenne d’AdBlue est d’environ 0,1 litre aux 100 Kilomètres. Consommation et taille de réservoir sont adaptées l’une à l’autre de telle sorte que le réapprovisionnement en AdBlue peut attendre jusqu’à la prochaine inspection.
Outre le pot catalytique SCR, les ingénieurs de Volkswagen Automotive Group ont combiné de nombreuses mesures innovantes les unes aux autres. Des capteurs de chambre de combustion, mis en place pour la première fois, contrôlent les taux de pression dans les cylindres et un système Common-Rail nouveau pulvérise avec une pression d’injection de 2.000 bar encore plus finement le carburant. La combustion idéale ainsi obtenue augmente la stabilité de marche et diminue de façon générale les émissions brutes.
Eu égard aux mesures internes au moteur, la réduction des émissions brutes, particulièrement celles de NOx, implique entre autres des températures maximales plus basses dans les chambres de combustion et une diminution de la concentration en oxygène par le recyclage des gaz d’échappement. Les oxydes nitriques encore engendrés malgré ces mesures arrivent dans le nouveau pot catalytique SCR où ils sont, comme déjà dit, éliminés.
Lorsque les ingénieurs ont commencé à développer le BlueTDI, leur première cible a été d’optimiser de manière générale la combustion du moteur. Dans ce contexte, une nouveauté mondiale fête sa première dans le BlueTDI : le capteur de chambre de combustion. Le capteur intégré dans la pointe incandescente mesure en permanence les taux de pression dans le cylindre et transmet les données au système de gestion du moteur. Injection et combustion sont ainsi parfaitement réglées pour chaque cylindre et même des variations de qualité du carburant peuvent être compensées. La combustion idéale contribue à réduire les émissions brutes. Elle optimise de plus la stabilité de marche et la production de bruit.
Le système d’injection Common-Rail a été fortement amélioré dans le même but. Equipé d’une pompe de conception nouvelle, le dispositif crée une pression de 2.000 bar – encore une nouveauté.
Les injecteurs piézoélectriques ont été eux-aussi fortement retravaillés. A travers leurs gicleurs à huit trous, des quantités très minimes sont injectées dans les chambres de combustion. Grâce à cela et a la pression plus élevée, l’injection est encore plus exacte et plus dynamique – un travail de détail qui, au total, a conduit à obtenir l’un des plus sobres et les plus propres moteurs diesel six cylindres au monde.